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Figeac Aéro
Un décollage précautionneux pour Figeac Aéro / L'exercice débute à l'ombre des difficultés des avionneurs
L’exercice décalé de Figeac Aéro ne s’ouvre pas sous les meilleurs auspices. L’équipementier aéronautique a fait état, pour son premier trimestre s’étalant d’avril à juin 2024, de 94 millions d’euros de chiffres d’affaires. Ce qui fait ressortir une variation sur un an quasi-stable en organique, à hauteur de 0,1 %.
Les activités de diversification de l’entreprise basée dans la région toulousaine ont tout particulièrement pâti d’une moindre dynamique commerciale, alors que ses ventes s’affichent en recul de 23,7 %, à 8,4 millions d’euros. En cause ? Un effet de comparaison défavorable, explique Figeac Aéro, puisque ce segment avait connu un quasi-doublement de ses ventes il y a un an.
S’agissant de sa division phare, soit les activités d’aérostructures et d’aéromoteurs, la progression ressort à 3,3 %, pour un total de 85,6 millions d’euros. Elles auront néanmoins été freinées par des "contretemps conjoncturels", admet l’entreprise. Effectivement, Figeac Aéro l’avait anticipé lors de la présentation de ses résultats annuels : les difficultés pesant sur les constructeurs d'avions auxquels il fournit des pièces, dont Airbus et Boeing, auraient bien un impact à court terme.
Des livraisons freinées
D’une part, les goulets d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement sur les programmes A350 et A320 restent d’actualité, souligne le cabinet TP Icap Midcap, ce qui freine les possibilités de livraisons du groupe. D’autre part, quant aux difficultés du B737 MAX, "l’impact sur le programme LEAP sera plus fort qu’anticipé initialement par le groupe (de -6 à -8 millions d’euros contre -4 millions d’euros budgétés initialement sur l’exercice en cours)", poursuit le bureau d’études. Mais en dépit de ce début d’exercice timide, le groupe assure rester en ligne avec son plan de développement et continuer de bénéficier de fondamentaux de marché solides.
Alors que le trafic aérien passager est resté orienté à la hausse sur les six premiers mois de l’année 2024 et que le trafic aérien de fret a dépassé son niveau de record de 2021, estime le groupe, les perspectives à long terme de Boeing et Airbus sont aussi alignées sur cette tendance. "En dehors du segment civil, le groupe continue de bénéficier de nombreuses opportunités de croissance, notamment dans le segment de la défense, sous l’effet de l’instabilité géopolitique actuelle et de l’augmentation des budgets militaires", ajoute Figeac Aéro.
D’autant que son carnet de commandes, rempli à hauteur de 4,2 milliards d’euros à fin juin 2024, s’affiche en nette progression. À la fin du mois d’avril, il pesait 3,9 milliards d’euros. Une augmentation qui se doit à un effet de cadences projetées plus importantes, mais également à des hausses de prix. Dans ce contexte, Figeac Aéro prévoit donc encore de générer un chiffre d’affaires compris entre 420 et 440 millions d’euros pour son exercice 2024/2025, un Ebitda courant allant de 67 à 73 millions d’euros et des free cash flows se situant dans une fourchette de 20 à 28 millions d’euros. Les ambitions de son plan stratégique à l’horizon 2028, "Pilot 28", soit celles d’atteindre des revenus compris entre 550 millions et 600 millions d’euros et un levier financier ne dépassant pas 2,5 fois, sont elles aussi maintenues.
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