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ESG / Google / Intelligence artificielle / Emissions carbone

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Google / Intelligence artificielle / Emissions carbone

L’IA et les émissions de CO2 vont de pair chez Google / Alors que l'objectif de neutralité a été fixé à 2030

La puissance de calcul nécessaire au développement de l'IA aura eu pour conséquence de faire bondir les émissions de CO2 de Google en 2023. Et ceci alors que le groupe prévoit d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2030. Une réduction des émissions qui pourrait s’avérer d’autant plus difficile à l’avenir, alors que l’augmentation de la demande d’énergie associée à la puissance de calcul nécessaire au développement de l’IA ainsi que les investissements prévus dans les infrastructures techniques ne devraient pas aller dans le sens de la sobriété énergétique.
(Photo by Klaudia Radecka/NurPhoto) (Photo by Klaudia Radecka / NurPhoto / NurPhoto via AFP)
(Photo by Klaudia Radecka/NurPhoto) (Photo by Klaudia Radecka / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

Compliqué, de concilier les investissements en intelligence artificielle (IA) et l’atteinte de ses objectifs de neutralité carbone. Google, dans son rapport environnemental publié mardi, en a fait la démonstration. Le géant américain a fait savoir que ses émissions de gaz à effet de serre avaient augmenté de 13 % sur un an et de 48 % sur cinq ans. De ce fait, elles ont atteint 14,3 millions de tonnes équivalents CO2 en 2023. Et ceci alors que le groupe vise la neutralité carbone à l’horizon 2030, impliquant ainsi une réduction de ses émissions de CO2 de 50 % par rapport à 2019.

Un résultat dû principalement à la hausse de la consommation électrique des centres de données de la firme et aux émissions de sa chaîne d’approvisionnement. "Au fur et à mesure que nous intégrons l’IA dans nos produits, la réduction des émissions pourrait s’avérer difficile en raison de l’augmentation de la demande d’énergie due à l’intensité accrue du calcul de l’IA et des émissions associées à l’augmentation prévue de nos investissements dans l’infrastructure technique", admet Google.

 

Conséquences en cascade

 

Il faut dire que dans la course à l’IA, les centres de données abritant les services informatiques sont la clé de voûte du cloud et des outils d’IA générative. De fait, le développement de la technologie requiert d’importants besoins en calcul informatique afin d’entraîner et de développer des modèles d’IA générative. Ce qui appelle donc à une consommation électrique importante.

Résultat : les émissions de CO2 bondissent. Celles de son Scope 2 s’affichent en hausse de 37 % sur un an, celles du Scope 3 de 8 % (représentant par ailleurs trois quarts de ses émissions et qui concernent notamment la production de composants électroniques par ses fournisseurs ou la construction des bâtiments, dont les data centers).

 

Un problème global

 

Google n’est pas le seul à être soumis à cette équation délicate à résoudre. Il y a à peine deux mois, Microsoft faisait lui aussi savoir que ses émissions de CO2 avaient grimpé de près de 30 % depuis 2020. La maison-mère de Google a néanmoins plusieurs parades. D’une part, elle indique s’approvisionner essentiellement en énergie décarbonée. D’autre part, le groupe assure que l’IA pourra aussi être un levier pour lutter contre le réchauffement climatique, grâce à ses capacités de production d’information, de prédiction (notamment météorologique ou encore d’optimisation d’utilisation de l’énergie).

Néanmoins, si le groupe reste aligné sur son objectif de neutralité carbone à l'horizon 2030, il admet bien que la trajectoire future de l’impact de l’IA, sur le plan environnemental, reste difficile à évaluer. "Atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2030 est un objectif extrêmement ambitieux et nous savons que ce ne sera pas facile. Notre approche continuera d’évoluer et nous obligera à faire face à une grande incertitude, notamment celle qui entoure l’impact environnemental futur de l’IA, qui est complexe et difficile à prévoir", observe d’ailleurs Google.

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