Evenements / Veolia / Assemblée générale / Scope 4 / Emissions carbone / décarbonation
Evenements
Veolia / Assemblée générale / Scope 4 / Emissions carbone / décarbonation
Veolia plaide pour la reconnaissance d’un Scope 4 / Maximiser l’impact en tenant compte des émissions effacées
Veolia se plaît à se distinguer. Quand l’ordre du jour des assemblées générales suit plus ou moins le même fil conducteur chez la plupart des entreprises, celui de Veolia prévoit un moment d’échange avec une personnalité. Alors que l’année dernière, c’était l’économiste Philippe Dessertine qui était intervenu lors du rendez-vous annuel avec les actionnaires du groupe, cette année, c’est l’ancien ministre de l’Agriculture et maire du Mans, Stéphane Le Foll, qui était invité à partager ses convictions en matière de transition énergétique.
Accélérer sa trajectoire de baisse des émissions carbone
Surtout, dans un contexte financier et géopolitique incertain qui conduit beaucoup d'acteurs économiques à adopter une posture d’attente en freinant leurs investissements, Veolia souhaite au contraire accélérer. "Veolia est taillé pour affronter les temps nouveaux. En tant que leader mondial de la transformation écologique, nous serions coupables de baisser les bras quand l’entreprise a tout à offrir ", a déclaré le président du conseil d’administration, Antoine Frérot.
Une accélération qui passera par l’exemplarité. "Dès 2019, nous avons pris l’engagement de réduire nos émissions carbone de 22 % d’ici 2034 par rapport à 2018. Aujourd’hui, nous franchissons une étape clé avec l’accélération de notre trajectoire de baisse alignée avec l’objectif de l’accord de Paris ", a annoncé Claude Laruelle, directeur général adjoint en charge des finances, du digital et des achats, qui s’exprimait en qualité de sponsor carbone au sein du comité exécutif. Le groupe vise désormais une réduction de 90 % de ses émissions directes (Scope 1) et indirectes (Scope 2) à l’horizon 2050 pour atteindre le net zéro carbone, avec une étape intermédiaire ambitieuse de -50 % en 2032. "S’agissant de notre Scope 3 nous avons prévu de réduire nos émissions en amont et en aval de 30 % en 10 ans, en alignant par exemple nos principaux fournisseurs sur notre propre ambition de décarbonation ", a-t-il ajouté.
Accompagner les secteurs les plus émetteurs
C’est dans cette optique aussi qu’est né le nouveau plan stratégique GreenUp, présenté il y a quelques semaines. "Veolia est mieux placé que personne pour faire de la transformation écologique une double opportunité : celle d’accélérer les résultats économiques (en 2027, l’Ebitda devra être au moins égal à 8 milliards d’euros et 10 % de croissance annuelle du résultat net courant sur la période 2024-2027 est attendue, ndlr) et celle de maximiser notre impact auprès de toutes les parties prenantes. Notre implantation géographique est idéale, pas seulement parce que nous sommes présents dans 44 pays mais parce que partout où nous opérons nous sommes dans le top 3 national", s’est félicitée la directrice générale, Estelle Brachlianoff.
Car Veolia se veut en effet pleinement investi et utile pour la planète. "Être le leader mondial de la transformation écologique nous oblige ", a-t-elle rappelé. Pour mémoire, GreenUp repose sur trois piliers : la production d’une énergie locale décarbonante (bioénergies et flexibilité électrique), les technologies d’eau et le traitement des déchets dangereux. "Leur déploiement rapide et à grande échelle permettra d’effacer 18 millions de tonnes d’émissions de CO2 du Scope 4 à horizon 2027 et de préserver 1,5 milliard de m3 d’eau ", a rappelé la directrice générale du groupe qui prévoit à terme d’investir 2 milliards d’euros dans ses trois "boosters de croissance", ceux-ci devant générer 70 % du chiffre d’affaires contre 30 % aujourd’hui. "GreenUp permet de déployer,dans tous nos métiers et dans toutes nos géographies, l’écologie qui transforme et protège à la fois. Elle offre à nos clients des solutions concrètes et nous sommes fiers de proposer des solutions à des secteurs historiquement fortement émetteurs. C’est en les aidant à avancer sur le chemin de leur propre transformation que notre impact sera le plus fort ", a-t-elle poursuivi.
Compter les émissions carbone effacées
Estelle Brachlianoff a fait de la reconnaissance d’un Scope 4 l’une de ses batailles. "Je mène un combat pour la définition et la prise en compte des émissions de carbone effacées, les m3 d’eau non prélevés et les pollutions retenues à la source ", a-t-elle expliqué. Dans son esprit, ce nouvel indicateur permettrait de témoigner d’un "avant" et d’un "après" l’action de l’entreprise et de mesurer au mieux les bénéfices écologiques et économiques créés.
Il faut dire que plus Veolia a de clients, plus ses émissions augmentent. De fait, lorsque le groupe opère dans une usine, le carbone que celle-ci émet est intégré au bilan carbone de Veolia. "Paradoxalement, les entreprises comme la nôtre, qui décarbonent les activités polluantes, sont ainsi désavantagées. Nous plaidons donc pour la reconnaissance du Scope 4, qui en agrégeant les émissions effacées par Veolia dans son propre périmètre mais aussi pour ses clients, permettrait une juste prise en compte des efforts déployés pour mener la décarbonation ", écrit l’entreprise dans son rapport climat.
C’est pourquoi en parallèle de la réduction de ses propres émissions, Veolia vise une croissance de 30 % d’ici 2027 et de 50 % d’ici 2030 des émissions effacées chez ses clients, grâce à des solutions telles que la production de biogaz, le recyclage des déchets ou la production d’énergies renouvelables. "L’engagement de Veolia va donc plus loin puisque l’activité même de l’entreprise consiste à accompagner nos clients dans leur décarbonation. Cette contribution nous permet de mettre en valeur les bénéfices de nos actions, non seulement pour le client et Veolia, mais aussi pour la planète ", a souligné Claude Laruelle.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

