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Belgique; Royaume-Uni; Barclays, Doctorat

Feuilleton de l'été / Nomura / europe / Economiste

Feuilleton de l'été
Nomura / europe / Economiste

exclusif Série d’été - ces jeunes leaders qui construisent la France de demain / Andrzej Szczepaniak, Vice President "European Economics" chez Nomura

EXCLUSIF. En quelque sorte Andrzej Szczepaniak est à sa façon la synthèse d’un certain esprit européen. Son lycée à Niort et ses études supérieures en Angleterre puis en Belgique l'ont emmené à s’occuper aujourd’hui des marchés du Vieux continent chez Nomura.
Andrzej Szczepaniak, Vice-président économiste européen chez Nomura. DR
Andrzej Szczepaniak, Vice-président économiste européen chez Nomura. DR

De Niort à la City de Londres, il y a un long chemin à parcourir. Pourtant à écouter Andrzej Szczepaniak, c’est une succession de choix logiques qui le conduisent à œuvrer aujourd’hui pour la banque japonaise Nomura. Il confie à WanSquare qu’il est loin le temps "où il souhaitait travailler dans l’assurance et l’actuariat", une époque où après " avoir été passionné par un professeur de sciences économiques au lycée, puis avoir effectué cinq années d’études en économie à Southampton je cherchais encore ma voie".



Nostalgie

 

Une différence le marque aujourd’hui néanmoins, celle produite par le Brexit depuis "lequel il n’est plus aussi simple d’avoir des opportunités pour les investisseurs français en Angleterre et inversement". À chaque fois qu’il rencontre des clients à Paris, il nous confie "qu’il faut déployer beaucoup plus de pédagogie que par le passé ou bien avoir des opportunités de très grandes qualités pour les convaincre d’investir outre-Manche ". Sur un autre plan il constate "une incompréhension entre une Europe et le Royaume-Uni où nous ne comprenons pas ou plus ce qui passe chez l’autre. Avant les Européens investissaient beaucoup en Angleterre, ce n’est plus le cas aujourd’hui ils trouvent les opportunités moins attirantes ici". Il se montre "également inquiet de voir que les échanges universitaires sont de plus en plus compliqués depuis le Brexit, il y a un vrai risque que nous nous connaissions de moins en moins".

Il faut dire qu’il est difficile pour eux d’avoir la même expérience qu’Andrzej Szczepaniak, éduqué entre deux pays et qui a pris le risque en cours de sa carrière de reprendre des études sur le Vieux continent. Un nouveau master et une thèse obtenus tous deux en Belgique, une parenthèse de plusieurs années où il a cherché "une compétence dans la macroéconomie empirique que nous n’avons pas forcement au Royaume-Uni". Le fait d’étudier en Belgique lui a également permis de travailler pour des institutions telles que la Banque centrale européenne, ce qu’il " n’aurait pas pu faire sans franchir la Manche ".

 

Prise de risque

 

ll ressort également de cette période avec la conviction "qu’il ne faut pas s’attendre à trouver une utilité directe à chaque formation ou expérience, quand j’ai travaillé au Mécanisme européen de stabilité je me suis dit pendant longtemps que ça ne me servirait jamais et pourtant quand l’affaire SVB a éclaté j’étais bien content d’avoir ce bagage technique ". Il n’était pourtant pas prédestiné à obtenir un doctorat, " ce dernier n’est pas indispensable pour travailler au Royaume-Uni, de nombreux collègues n’ont qu’une licence ou un master ".


Il nous explique " avoir pris un tournant à la mort de ma mère, je me suis dit que si je n’essayais pas maintenant d’aller découvrir de nouveaux horizons en Europe et d’obtenir cette thèse, je ne le ferais jamais." Celui qui avait travaillé plus de deux ans chez Barclays se dirige alors "vers un pays où les études demeurent beaucoup moins coûteuses que chez moi en Angleterre ". Nous sommes en 2016 et il ne cache pas "que ce choix de quitter un poste dans un environnement professionnel et familial que je connaissais pour un pays où je n’avais mis les pieds n’a pas laissé tout le monde indifférent".

 

Connaissance

 

Pourtant il ne regrette pas le moins du monde ce qu’il considère "comme un investissement personnel, qui m’a beaucoup appris et permis de développer un réseau et une expérience inouïe". De la même façon dès la licence et plus tard en thèse, il a pris le temps d’aller donner des cours et aider des lycéens puis étudiants de licences et de master. Il juge qu’il y "a une vraie satisfaction et gratification à montrer à des élèves parfois plus en difficultés, qu’ils peuvent réussir".

Un exercice dont il "estime qu’il m’a permis de travailler ma pédagogie et à être clair et concis. Ce qui est très précieux pour m’occuper de mes équipes et de mes clients". Il nous indique"qu’il faut toujours chercher le bon équilibre perso et ça en fait partie, de savoir redonner". Ce qu’il n’exclut pas de faire à nouveau à l’avenir si son emploi de temps le lui permet.

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