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Dirigeants, gouvernance / Casino / Syndicat / lobbying / Jeux en ligne / Barrière

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Grégory Rabuel prend la tête du puissant syndicat « Casinos de France » / Un nouveau président pour un lobbying qui s’annonce d’ores et déjà très actif

Le directeur général du groupe Barrière succède à Olivier Raineau à la présidence de "Casinos de France". Et sa feuille de route à la tête du puissant syndicat de casinotiers est d’ores et déjà établie. Objectif : accentuer l’influence de l'organisation auprès des pouvoirs publics à un moment où le secteur est en pleine mutation, et notamment concernant les casinos en ligne. 
Grégory Rabuel, directeur général du groupe Barrière (©Barrière)
Grégory Rabuel, directeur général du groupe Barrière (©Barrière)

Le directeur général du groupe Barrière depuis le 1er août 2023 (26 casinos en France, un club de jeux à Paris et 6 casinos à l’étranger), Grégory Rabuel, vient d’être nommé président de "Casinos de France", le très puissant syndicat du secteur. Celui-ci regroupe en effet 147 casinos de toutes tailles et 5 clubs de jeux à Paris, représentant un peu plus de 87 % du produit brut des jeux (PBJ) des établissements physiques proposant des jeux de casinos.

A ce poste, Grégory Rabuel remplacera Olivier Raineau, patron du groupe Raineau qui assurait la présidence depuis trois ans.

Une nomination qui intervient à un moment crucial pour le secteur des jeux de casino, en pleine mutation. D’abord, la loi du 5 décembre 2023 est venue accorder l’implantation de nouveaux casinos sur le territoire, notamment dans les communes où les courses hippiques sont importantes, ainsi que dans celles situées dans des départements frontaliers ou membres d’une intercommunalité de plus de 100 000 habitants. "Dans une période de manque de moyens croissant des collectivités, notamment les plus rurales, les casinos apparaissent comme des partenaires essentiels ", a commenté le syndicat.

Surtout, alors que partout dans le monde, les casinos en ligne sont autorisés, ce n’est toujours pas le cas en France. Résultat, les sites illégaux pullulent. Le marché (s’il devient légal) fait quant à lui déjà l’objet de toutes les convoitises, tous les acteurs des jeux en ligne (y compris la FDJ au prétexte de son monopole sur les jeux de loteries) revendiquant une part du gâteau, les casinotiers plaidants eux pour une exclusivité. Il faut dire que le marché pourrait offrir une manne financière non négligeable, le PBJ est estimé entre 700 et 1,5 milliard d’euros par certains acteurs. "Notre secteur devra se faire entendre davantage auprès des pouvoirs publics car c’est uniquement en conjuguant nos efforts et en collaborant étroitement avec l’Etat que nous pourrons avancer de manière pérenne", a indiqué Casinos de France à l’occasion de la nomination de Grégory Rabuel, qui entend également "accompagner l’action du syndicat pour durcir le combat contre la prolifération des casinos en ligne illégaux, réduire les inégalités entre les différentes filières de jeux d’argent et de hasard, spécifiquement en matière d’obligations réglementaires et de fiscalité".

Dans ses nouvelles fonctions, le directeur général du groupe Barrière sera entouré de trois vice-présidents : Laurent Lassiaz, président du groupe JOA et également vice-président de l’European Casino Association, Fabrice Paire, président du directoire du groupe Partouche, et Romain Tranchant, président du groupe éponyme.

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