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Le marché automobile européen se redresse sans la France / Les voitures électriques calent

Le marché automobile européen retrouve des couleurs avec une hausse de 4,3% des immatriculations en juin, une reprise principalement soutenue par l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne, contrastant avec la morosité du marché français. Par ailleurs, la croissance des véhicules électriques marque le pas, freinée par un manque d'infrastructures de recharge, qui semble pousser les consommateurs vers les solutions hybrides.
Le marché automobile européen s'est redressé en juin - Photo by BEN STANSALL / AFP
Le marché automobile européen s'est redressé en juin - Photo by BEN STANSALL / AFP

Tandis que la France recule, les ventes automobiles européennes reprennent leur marche en avant. Portées notamment par les marchés allemand, espagnol, et italien, les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne (UE) ont augmenté de 4,3% le mois dernier sur un an, à 1,09 million d’unités, a indiqué jeudi l'Association des constructeurs européens d'automobiles (Acea). Et ce, après leur recul de 3% enregistré en mai.

Un regain de forme dont n’a donc pas profité le marché français qui, après sa baisse de 2,9% du mois de mai, a décéléré de 4,8% supplémentaires en juin, selon les chiffres de la Plateforme automobile (PFA), qui rassemble la filière dans l'Hexagone.

Si l’Europe s’en sort mieux, c’est parce ses immatriculations ont été tirées par la bonne orientation de trois des quatre principaux marchés de la région : l’Italie, où elles ont bondi de 15,1 %, l’Allemagne, où elles se sont accrues de 6,1 %, et l’Espagne, où elles ont progressé de 2,2%.

Sur l’ensemble du premier semestre 2024, les immatriculations de voitures neuves ont augmenté de 4,5 % dans l’UE, atteignant près de 5,7 millions d'unités. Et les quatre grands marchés affichent tous cette fois-ci une performance positive, l'Espagne en tête (+5,9 %), suivie par l'Allemagne (+5,4 %), l'Italie (+5,4 %) et enfin la France (+2,8 %).

Pour autant, si l’on prend un peu de recul, on note aussi que les volumes d'immatriculation restent nettement en deçà (de 18 %) de leurs niveaux d'avant la pandémie.

 

30 véhicules électriques par borne de recharge

 

Autre bémol, l’atonie des ventes de véhicules électriques à batterie (BEV) qui ne jouent plus (en tout cas pour l’instant) le rôle de moteur du marché auquel elles semblaient destinées.

En juin, les immatriculations de BEV ont diminué de 1%, à 156 408 unités, leur part de marché totale passant de 15,1 % à 14,4 %. Avec des évolutions disparates selon les pays. La forte croissance enregistrée en Belgique (+50,4 %) et en Italie (+117,4 %), n’a pu compenser les baisses à deux chiffres des autres marchés principaux : l’Allemagne (-18,1%), qui continue de subir le contre-coup de l’arrêt des subventions aux véhicules électriques depuis décembre 2023, mais aussi les Pays-Bas (-15%) et la France (-10,3%).

L’adoption massive des véhicules électriques est bien sûr nécessaire dans l’atteinte des objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2 de l’Europe. Mais "cela ne se fera pas sans une disponibilité généralisée d’infrastructures de recharge publiques rapides et pratiques dans toute la région", observe Sigrid de Vries, la directrice générale de l’Acea.

Or actuellement, d’après les derniers chiffres de l’Acea, on compte environ 3 millions de véhicules électriques à batterie sur les routes de l’UE, pour environ 75 000 bornes de recharge rapide publiques disponibles. Soit un ratio d’environ 30 véhicules électriques à batterie pour chaque borne de recharge rapide, encore trop élevé pour éviter les embouteillages. 

Si bien que les clients semblent préférer opter pour une solution intermédiaire dans l’immédiat. Les véhicules hybrides électriques ont vu leur part de marché augmenter au en juin, passant de 24,4 % à 29,5 %, tandis que celle combinée des voitures à essence et diesel est tombée à 47,1 %, contre 49,6 % il y a un an.

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