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Les catastrophes naturelles ont engendré 120 milliards de dollars de dégâts au premier semestre / C'est 30% de plus qu’en moyenne
L’économie mondiale paie encore un lourd tribut avec les catastrophes naturelles. Les dégâts générés par ces dernières se seraient élevés à 120 milliards de dollars (110 milliards d’euros) durant les six premiers mois de l’année 2024, d’après une étude de Swiss Re. Il s’agit d’un montant en recul de près de 20 % par rapport à la même période en 2023 (grave tremblement de terre en Turquie et en Syrie), mais supérieur de 31 % comparativement à la moyenne sur dix ans.
De leur côté, les frais couverts par les assureurs se sont affichés à 60 milliards de dollars, se maintenant au même niveau qu’au premier semestre 2023. Les orages sévères, accompagnés de tornades, grêle et fortes précipitations, ont engendré à eux seuls 42 milliards de dollars de pertes assurées au niveau mondial, a indiqué le numéro deux mondial de la réassurance. "Aux Etats-Unis, 12 tempêtes ont causé chacune des pertes de 1 milliard de dollars ou plus", a expliqué le groupe suisse. De janvier à juin, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, agence des États-Unis responsable de l’étude de l’océan et de l’atmosphère a signalé 1 250 tornades, ce qui est nettement supérieur à la moyenne à long terme de 820.
En outre, les inondations ont de leur côté représenté 14 % des pertes assurées, sous l’effet des événements survenus aux Emirats arabes unis, en Allemagne et au Brésil. Selon des estimations sectorielles, les pertes assurées pour les inondations aux Emirats arabes unis devraient se monter à "au moins 2 milliards de dollars, ce qui en fait le désastre naturel le plus coûteux enregistré dans le pays". En tenant compte de la catégorie dite des désastres engendrés par l’homme (comme les incendies ou accidents industriels), les frais pour les assureurs se sont montés à 66 milliards de dollars, contre 65 milliards au premier semestre 2023.
Il y a peu, Munich Re, premier réassureur au plan mondial, a également publié une étude sur les retombées économiques des catastrophes naturelles. Il y expliquait que la plus coûteuse d’entre elles au premier semestre fut un tremblement de terre au Japon le jour du Nouvel An. D’une magnitude de 7,5, il a secoué la côte occidentale du Japon, près de la péninsule de Noto. De nombreux bâtiments se sont effondrés et des milliers de personnes ont été privées d’électricité et d’eau potable pendant des semaines. Plus de 200 personnes ont été tuées. Les pertes totales sont estimées à quelque 10 milliards de dollars, dont environ 2 milliards de dollars de pertes assurées.
"Il est fort probable que le changement climatique joue un rôle dans cette tendance. Le changement climatique entraîne des risques évolutifs auxquels tout le monde - la société, l’économie et le secteur de l’assurance - devra s’adapter afin d’atténuer les pertes croissantes liées aux événements météorologiques", a déclaré Thomas Blunck, responsable des risques spéciaux chez Munich Re.
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