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Environnement / transition énergétique / climat / Numérique

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La transition énergétique pourrait bien avoir besoin du numérique / Un potentiel entre eldorado et utopie

La France est loin d’être un mauvais élève sur la question climatique, cependant tant l’urgence de la situation que des ressources étatiques contraintes obligent à explorer toutes les solutions possibles. Celles issues du domaine numériques sont considérées très sérieusement notamment au vu des changements induits par la pandémie de covid.
Télé travail en France. Photo by Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Télé travail en France. Photo by Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Évitons les débats un peu oiseux sur les questions de périmètre sur Bercy, qui serait une espèce de forteresse hostile à la transition climatique". Ce cri du cœur de Bruno Le Maire au début de l’année, ministre démissionnaire de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, illustre bien que la France n’a pas le luxe de négliger la moindre piste lorsqu’il s’agit du climat. Une démarche à laquelle souscrit une étude de France Stratégie, à travers une publication traitant le potentiel des solutions numériques.

Point de triomphalisme cependant, il est jugé que "sans être négligeable", cette piste "paraît globalement modeste au regard du niveau actuel des émissions de leur secteur d’application". Un impondérable surgit très vite, celui de l’importance des changements de comportement des utilisateurs, qui par nature ne peut pas être certain. Il est par exemple rapporté que "la pratique du télétravail par 10 millions d’actifs à hauteur d’un jour par semaine permettrait d’éviter entre 1 et 4 MtCO2 (millions de tonnes en équivalent CO2 ndlr) par an"

 

Roulette russe

 

Cependant ce chiffre est sujet à modification puisque fonction des "comportements et de l’organisation des espaces de travail ". Un cas de figure optimiste serait ainsi de voir "les smart homes […] réduire la consommation d’énergie de 20 TWh et les émissions de 4 MtCO2", tout comme il existe "des hypothèses moins favorables, [où] elles pourraient conduire à une augmentation nette de ces deux grandeurs (+ 2 TWh et + 0,1 MtCO2), compte tenu de l’empreinte de la solution elle-même".

Un des regrets de l’étude est le manque de données disponibles, ce qui pousse les chercheurs à réclamer davantage "d’évaluations fiables de l’ensemble des coûts et bénéfices sont nécessaires pour orienter correctement la décision publique". Pour le moment il est avant tout question de la difficulté à "déterminer un impact significatif des solutions numériques sur les trajectoires de décarbonation".

 

Éviter le pire

 

De quoi mener la publication à la prudence et à rappeler que "la priorité doit rester à la limitation des impacts environnementaux négatifs du numérique " et à l’humilité. En effet, un service numérique est toujours dépendant de facteurs économiques, sociaux ou encore culturels. Ce n’est qu’uniquement que sur le moyen terme qu’il est envisagé le développement d’outils pertinents pour mesurer l’impact complet des solutions numériques sur les émissions.

 

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