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CPME / risque cyber / Intelligence artificielle
Les PME ont compris l’intérêt de l’Intelligence artificielle pour leur compétitivité / Des lacunes encore à combler en matière de cybersécurité
Le recours à l’Intelligence artificielle (IA) n’est pas l’apanage des grandes entreprises. Selon une enquête réalisée par la CPME, plus de la moitié des dirigeants de petites et moyennes entreprises (53 %) ont déjà utilisé une technologie issue de l’IA au sein de leur société. Et 11 % projetteraient de le faire prochainement.
Une innovation qui leur a été utile dans la création de contenus (78 % du panel interrogé), pour analyser des données de manière précise et ainsi faciliter la prise de décision (22 %), pour automatiser des tâches administratives (20 %) ou encore pour personnaliser des recommandations clients (17 %). De quoi offrir à ces entreprises un gain de temps (77 %), développer de nouvelles pratiques (43 %), améliorer leur performance (33 %) et même réduire leurs coûts (17 %). Et les bénéfices de l’IA sont reconnus par la quasi-totalité des dirigeants de PME, seuls 17 % des patrons sondés n’ayant perçu aucun aspect positif à son utilisation.
Il n’en reste pas moins que compte tenu de leur taille, et de leurs effectifs réduits en termes de compétences digitales, quatre chefs d’entreprise sur dix ont affirmé, dans cette même enquête, avoir rencontré des difficultés dans l’installation de ces nouvelles technologies, principalement dans la compréhension de leur fonctionnement ou la complexité de certains outils. Un accès difficile à l’IA qui se traduit aussi en matière de sécurité informatique : un quart des sondés (23 %) ont subi au moins une cyberattaque au cours des douze derniers mois, et pour 6 % d’entre eux, l’attaque a eu un impact sur l’entreprise.
Il faut dire que leurs moyens de protection sont pour le moins faibles. Si 85 % des dirigeants interrogés ont conscience de l’importance de se protéger contre les cyberattaques en ayant mis en place au moins un dispositif de sécurité, les mots de passe sont la solution la plus courante pour 79 % du panel, devant les sauvegardes (78 %), les antivirus (76 %) et les pare-feux (66 %). "La directive européenne NIS 2, visant à renforcer le niveau de cybersécurité des entreprises notamment, doit être transposée au plus tard le 14 octobre 2024 en droit interne", rappelle la CPME, regrettant que "seuls 11 % des entrepreneurs du panel seulement déclarent en avoir entendu parler". "Il est urgent que les autorités publiques intensifient leurs efforts de sensibilisation et d’information sur les obligations et les bonnes pratiques en matière de cybersécurité. La sécurité numérique ne doit pas être un luxe, mais une priorité accessible à toutes les entreprises, quelles que soient leur taille et leurs ressources", plaide l’organisation patronale.
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