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Sur les marchés
Natixis Investment Managers / Marchés financiers / banques centrales

Marchés financiers : à quoi s’attendre au second semestre ? / La trajectoire des taux et l’élection présidentielle américaine ne seront pas sans conséquence

Si les marchés financiers se sont montrés plutôt solides au premier semestre, la trajectoire future des taux décidée par les différentes banques centrales comme le résultat de l’élection présidentielle américaine le 5 novembre prochain pourraient bien peser sur eux d’ici la fin de l’année, selon une enquête réalisée par Natixis Investment Managers.
Kamala Harris (© (Photo by KYLE MAZZA / NurPhoto / NurPhoto via AFP)
Kamala Harris (© (Photo by KYLE MAZZA / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

Ne pas se montrer trop optimistes. Certes, sur fond d’accalmie sur le front de l’inflation, les marchés financiers ont connu un premier semestre plutôt encourageant. Mais cela n’augure en rien du comportement des investisseurs pour le reste de l’année 2024. Pour les experts (stratégistes, gérants de portefeuille, analystes et économistes) de Natixis Investment Managers et de ses sociétés de gestion affiliées, certains évènements à venir pourraient en effet bien peser sur les marchés.

D’abord, les défis politiques continuent de les préoccuper. Ainsi, 80 % des sondés redoutent en effet qu’ils ne constituent un obstacle au second semestre en raison de la guerre en Ukraine, du conflit israélo-palestinien et des relations sino-américaines en cours. Ils sont même 47 % à penser qu’un conflit géopolitique "pourrait potentiellement mettre fin au rallye actuel du marché ".

Autre évènement très attendu : l’élection présidentielle américaine du 5 novembre prochain. De fait, alors que Kamala Harris vient officiellement d’être investie candidate par le parti démocrate, tous les regards, y compris ceux des analystes de marché, sont donc désormais tournés vers l’Oncle Sam. Or, 60 % des experts interrogés pensent que cette élection va peser sur les marchés plus qu’elle ne les soutiendra. Celle-ci représenterait en effet, pour eux, un risque moyen (37 %) ou élevé (37 %) pour les investisseurs au deuxième semestre, en raison de nombreux paramètres clés aux yeux des marchés tels que le soutien budgétaire à l’économie, la trajectoire des prix ou l’engagement des Etats-Unis dans le maintien d’une sécurité mondiale.

A noter néanmoins que trois experts sur 10 (soit 30 %) affirment que l’élection américaine ne constituera pas un véritable tournant pour les marchés. C’est même pour 67 % des répondants, la Bourse américaine qui offrira au second semestre le meilleur potentiel de rendement aux investisseurs (après des rendements de 15,3 % pour le S & P 500 et de 18,6 % pour le Nasdaq au premier semestre), contre 10 % pour le Royaume-Uni et 3 % pour l’Europe. Dans le détail, 60 % des sondés voient le secteur des technologies de l’information aux Etats-Unis comme le plus porteur au cours des six prochains mois (contre 10 % pour le secteur en Europe). Sur le Vieux continent, c’est le secteur financier (pour 20 % du panel) qui devrait le mieux performer, suivi par celui de la santé (17 %).

Dans ce contexte, c’est davantage l’inflation, "qui est redevenue un enjeu électoral pour la première fois depuis des décennies ", souligne Natixis, qui figure davantage parmi les principales craintes des stratégistes : 77 % sont préoccupés par le maintien de taux élevés sur une période prolongée alors que 70 % s’attendent à deux baisses de taux de la Banque centrale européenne (BCE) au second semestre, 67 % à deux baisses de la part de la Banque d’Angleterre (BOE). Ils ne sont en revanche que 37 % à en attendre de même aux Etats-Unis.

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