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Start-up / Private Equity / Philippe Poletti

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Philippe Poletti

PolEquity : Le nouveau pari entrepreneurial de Philippe Poletti / Une structure dédiée aux PME et aux secteurs d’avenir

Philippe Poletti fait son retour sur la scène de l’investissement avec la création de PolEquity, sa propre structure d'investissement dotée de 120 millions d’euros. Avec ce projet entrepreneurial, l'ancien président du directoire d'Ardian France se recentre sur l’investissement dans les PME et les secteurs d’avenir, comme la santé, le bien-être et les industries propres. Avec PolEquity, il aspire à conjuguer la rigueur d’un fonds de private equity et l’agilité d’un family office, tout en mettant l'ESG et le digital au cœur de chaque projet.
Philippe Poletti démarre son activité d’investissement direct small cap avec une première enveloppe de
120 millions d'euros
Philippe Poletti démarre son activité d’investissement direct small cap avec une première enveloppe de 120 millions d'euros

Il y a huit mois, Philippe Poletti quittait Ardian France, afin de "poursuivre des projets personnels". Un départ réalisé en très bon termes, alors que les projets en question viennent tout juste d’être dévoilés. L’ancien président du directoire d’Ardian vient de lancer sa propre structure d’investissement, baptisée PolEquity, dotée d’une première enveloppe de 120 millions d’euros.

"Ce projet était connu de Dominique Sénéquier", la présidente et fondatrice d’Ardian, souligne à WanSquare Philippe Poletti. "Ardian a été une aventure humaine et entrepreneuriale incroyable, un très beau succès. Et j’ai souhaité, il y a deux ans, repartir sur un projet plus personnel, entrepreneurial, en créant mon premier family office et refaire de l’investissement small cap", explique-t-il.

"C’est en quelque sorte un retour aux racines, un retour à l'investissement dans les PME pour accompagner des entrepreneurs et des équipes de management", poursuit le dirigeant. Et tandis que le métier du private equity tend à évoluer vers celui d’un asset manager où l'investissement lui-même occupe une place moins importante, "j'avais envie de revenir à un métier d'investisseur pur", ajoute-t-il.

 

Secteurs d'avenir

 

Pourquoi les PME ? "Le marché des small-caps est un marché très riche en talent et en volume, avec un fort besoin d’accompagnement", répond Philippe Poletti.

Le deuxième axe qu’il considérait essentiel était de "continuer à financer le développement de l'économie responsable et d'avenir", explique le professionnel. Derrière le slogan "co-créer l’entreprise de demain" de PolEquity, il y a ainsi la volonté d’investir dans "des secteurs d’avenir tels que la médecine du futur, les technologies au service de la santé, des modèles de santé facilitant l'accès aux soins et la prévention", indique-t-il.

Dans le bien-être également, avec des thématiques comme l’alimentation saine, la nutrition, les ingrédients naturels, ou les compléments alimentaires. Ou le service responsable, comme l'éducation, la formation, l'IT, le recrutement, et tous les métiers des ressources humaines d'une façon générale. Sans oublier une industrie dite "propre", qui œuvre à la transition énergétique, avec par exemple des produits et des matériels favorisant les économies d'énergie.

"Il y avait cette volonté de revenir vraiment sur des secteurs d'avenir qui allaient contribuer à créer le monde de demain et puis de remettre, comme je l'avais fait chez Ardian, l'ESG et le digital au cœur de chacun des projets", explique le dirigeant.

 

Agilité

 

Dans cette optique, le choix de créer une holding d'investissement evergreen n’est pas fortuit. "Dès le départ, l'idée était de penser PolEquity comme une structure long terme et pérenne, qui allierait le meilleur des mondes entre le savoir-faire et la rigueur d'un fonds de private équity et l'agilité d’un single-family office", sans nécessiter de lever des fonds notamment, souligne-t-il. De plus, "une structure evergreen nous enlève la contrainte de temps, aussi bien en termes de déploiement que de cessions", ajoute Philippe Poletti.

De cette façon, PolEquity pourra se placer sur des projets à cinq ans de la même manière qu’un fonds, mais avec la possibilité de rester six ou sept ans si le projet le nécessite, sans aucune contrainte.

 

Cinq ou six deals en quatre ans

 

A court terme, "sur les 120 millions qui aujourd'hui sont à disposition de cette structure, l’objectif est d’en déployer a minima la moitié dans les quatre prochaines années, soit cinq ou six deals dans lesquels on mettrait 10 millions d'euros, garder le reste pour accompagner le développement de ces sociétés", indique le dirigeant. L’idée étant ensuite de repartir sur une phase d'investissement pour une deuxième génération. "Sachant que j'ai de la possibilité de mon côté d'amener à nouveau de l'equity, donc il n'y aura pas forcément la nécessité d'aller chercher de l'argent de tiers", précise-t-il.

Dans cette aventure, Philippe Poletti s’est entouré d’une équipe expérimentée et complémentaire, constituée notamment de François Darpas. Nommé managing director de PolEquity, celui-ci dispose d'une expérience de plus de 30 ans dans l'industrie et le conseil (notamment CNIM, EY et Balthazar), étant par ailleurs co-fondateur d'Aldebaran Capital Partners. L’équipe comprend aussi Romain Mistre, transfuge de Naxicap Partners, qui rejoint la structure en tant que directeur, pour apporter sa connaissance du small cap et de l’IT, tandis que Lucas Petit, passé chez Ardian Buyout et ISAI Expansion, est recruté en tant qu’analyste.

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