Start-up / Greentech / early stage / levées de fonds / investisseurs / Business Angel / asterion ventures
Start-up
Greentech / early stage / levées de fonds / investisseurs / Business Angel / asterion ventures
Qui sont les investisseurs à veiller sur les greentech en démarrage ? / Les viviers de leurs fondateurs sont à chercher du côté d’Air Liquide et des cabinets de conseil
S’il y a bien une catégorie de start-ups dont la montée en puissance ne fléchit pas, il s’agit de celle des greentech. Ces jeunes pousses dont les technologies œuvrent à la transition environnementale et énergétique ont occupé la première place du podium des levées de fonds françaises en 2023, en signant, en prime, une progression plus que significative des montants récoltés et du nombre d’opérations. Si les greentech font aussi évidemment la course en tête aux côtés des start-ups spécialistes de l’intelligence artificielle, il n’en reste pas moins que depuis le début de l’année, l’attrait des investisseurs à leur égard ne se dément pas.
Au travers d’une étude couvrant les greentech ayant levé des fonds, du pré-seed à la série A et entre janvier 2023 et fin mars 2024, Asterion Ventures s’est donc attaché à brosser un portrait plus détaillé de ceux qui choisissent de miser sur elles. Et il se trouve que les business angels et Bpifrance sont ceux à répondre le plus souvent à l’appel en termes de nombre d'opérations.
Les podiums
S’ensuivent ensuite des fonds de capital-risque, à l’instar d’Asterion Ventures notamment ou du fonds de Xavier Niel Kima Ventures sur les opérations les plus proches de l’amorçage. Crédit Agricole et la Banque des Territoires ferment quant à eux conjointement le podium sur les séries A.
Le trio de tête des investisseurs les plus actifs en nombre d’opérations se reflète peu ou prou dans celui des montants investis. Ensemble, les business angels, Bpifrance et Asterion Ventures ont investi plus de 10 millions d’euros dans les levées de fonds "early stage" des greentech françaises sur le calendrier imparti, retrace l'étude du fonds d'investissement.
Des entreprises le plus souvent implantées dans la région parisienne, à hauteur de 53 %. Autre constante : les fondateurs des greentech sont majoritairement des ingénieurs ou diplômés en recherche scientifique à un niveau de master – soit 64 % d’entre eux, tandis que 10 % du panel possèdent un doctorat. Si HEC reste effectivement le premier des réservoirs à créateurs de greentech, CentraleSupélec et Polytechnique dépassent à eux deux (en nombre de fondateurs) la grande école de commerce.
Du CAC 40 aux start-ups
Près de la moitié des fondateurs est d’ailleurs passée dans un grand groupe, une banque ou un cabinet de conseil avant de créer une entreprise, tandis que plus de 40 % d'entre eux avaient moins de 30 ans en la lançant. Et 18 % de l’échantillon (426 fondateurs, avec en moyenne 2,28 fondateurs par entreprise) ont travaillé dans une entreprise du CAC 40. A ce sujet, c’est Air Liquide qui remporte la palme des anciens employeurs des fondateurs de greentech. Avec 11 de ses anciens collaborateurs s’étant décidés à en créer une, le géant français des gaz industriels devance de peu les cabinets de conseil McKinsey et EY, qui en comptent quant à eux 10. Ils sont suivis de Google, BNP Paribas ou encore de l’ex-PSA.
Point faible ? La parité. En effet, 86 % de ces fondateurs restent des hommes tandis que seules 22 % des start-ups étudiées sont mixtes et comptent au moins une fondatrice. Un constat qui rejoint, de fait, plus généralement celui qui prévaut dans l’ensemble de la French Tech. Car au sein de la dernière promotion des plus prometteuses des start-ups de l’écosystème, réunies par La Mission French Tech dans le Next 40 et le French Tech 120, le nombre de femmes représentées reste modeste. Bien qu’en légère progression par rapport à l'année passée, elles n’étaient que 13 co-fondatrices et cinq dirigeantes à figurer dans ces "indices phares" en 2024. Pour un total de 17 entreprises… sur 120. A noter que La Mission French Tech avait néanmoins imposé à cette nouvelle promotion, du fait de critères d’intégration révisés, de fournir un score minimum d'index d’égalité professionnelle pour pouvoir y candidater ou de présenter un plan d'actions pour l'atteindre si tel n'était pas le cas.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

