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Euronext / Sustainability week / ESG
Les entreprises cotées sur Euronext assimilent toujours mieux l’ESG / Des capitalisations moyennes bien assidues
Si la réglementation européenne ne laisse plus vraiment le choix aux entreprises que d’être davantage transparentes en matière de reporting extra-financier, ces dernières ont néanmoins bien pris le pli et mis en œuvre de quoi répondre à ces exigences. À l’occasion de la "Sustainability Week" d’Euronext qui se tient cette semaine, l’opérateur boursier paneuropéen a publié pour la première fois un rapport sur les tendances en matière de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) au sein de 1 729 entreprises cotées sur ses marchés européens. Un échantillon plus que représentatif : il couvre 92 % de ses émetteurs, pesant tous ensemble quelque 6 600 milliards d’euros de capitalisation boursière. Et de fait, Euronext observe une augmentation de 40 % des points de données ESG collectés depuis 2020.
En 2023, 70 % des grandes capitalisations cotées sur Euronext s’étaient aussi pliées aux nouvelles obligations de reporting associées à la taxonomie européenne ou les avaient anticipées (82 % d’entre elles devront l’avoir fait en 2024). Du côté des capitalisations moyennes, la proportion s’affichait à 49 % l’an passé, contre 30 % en 2021. Une progression certes liée à la croissance des exigences réglementaires européennes et notamment au regard des obligations de publication déterminées par la Corporate Sustainabilty Reporting Directive (CSRD), qui s’appliquera progressivement aux entreprises à compter de leur exercice 2024. Mais l’adoption de ces différentes obligations reste rapide. "Les entreprises ont embrayé pour se mettre en conformité", souligne Mathieu Caron, group head of Primary Markets chez Euronext.
En s’intéressant aussi aux performances
Cela ne constitue d’ailleurs pas l’unique point d’ESG au sujet duquel l’échantillon de l’étude s’est mis en ordre de marche. Car au-delà de la capacité des entreprises à communiquer davantage sur leurs données ESG, l’étude d’Euronext permet également d’en mesurer leurs performances et leurs évolutions. Par exemple, en moyenne, Euronext observe au total une réduction de 14 % des émissions de gaz à effet de serre sur leurs scopes 1 et 2 depuis 2021. Et alors que les grandes capitalisations sont habituées à se prêter à cet exercice de mesure et de transparence depuis plusieurs années (à hauteur de 85 %), les mid-caps ne semblent pas en reste. La proportion des capitalisations moyennes à avoir reporté leurs émissions de gaz à effet de serre sur les scopes 1 et 2 a grimpé de dix points entre 2020 et 2023, pour atteindre 57 % l’an dernier. La réduction de leurs émissions est d'ailleurs significative : elle dépasse largement la moyenne, en s’affichant à près de 30 %.
Plus généralement, du côté du scope 3 (soit l’ensemble des émissions d’une entreprise, sur toute sa chaîne de valeur), la transparence est aussi sur la bonne voie, avec une hausse de 57 % des entreprises ayant communiqué à ce sujet depuis 2020. Autre nouvelle encourageante : le chemin vers une consommation d’énergie plus durable semble aussi avoir été entamé. Tout d’abord et comme pour l’ensemble des indicateurs, la transparence s’accroît, avec une augmentation de 13 % du reporting depuis 2020. Les grandes capitalisations ont quant à elles réduit leur intensité énergétique de 26 % sur trois ans. Cette plus ample sobriété n’aura d’ailleurs pas eu d’incidence sur leurs revenus. Leur chiffre d’affaires a grimpé de 18 % sur la période, tandis que leur consommation d’énergie se réduisait de 13 % dans le même temps.
Des données fiables
Restent enfin la diversité et l’inclusion, où les progrès semblent néanmoins plus timides. La part de femmes dans les organes de direction des entreprises étudiées a augmenté d’1,6 point sur trois ans pour atteindre 27,1 % en 2023, tandis que celle dans les conseils d’administration s’affiche à 34,6 % (soit une hausse de 2,1 points de pourcentage depuis 2021). En France, la progression est néanmoins plus marquée, avec un index d’égalité professionnelle Egapro s’affichant à 88,9 points pour les entreprises étudiées. Une statistique à mettre en regard des 86,3 points enregistrés en 2021 et à une moyenne nationale tournant quant à elle autour de 88, signe que les entreprises cotées semblent plus assidues que les autres.
Une analyse délivrée par Euronext et s’appuyant, dans tout son ensemble, sur des données publiées et diffusées par les émetteurs, ayant pu être vérifiées par ces derniers et assurant ainsi des données standardisé et agrégées, sans laisser de place aux estimations et à l’interprétation. De quoi de permettre suivre de près, à l’avenir, l’évolution de ces différents indicateurs.
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