WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / Worldline

Entreprises / Actions
Worldline

Worldline à la recherche d’un nouveau directeur général pour sortir de sa spirale négative / L’avertissement de trop

Worldline s’enfonce un peu plus dans la crise au beau milieu de son processus de réorganisation. Après un nouvel avertissement sur ses résultats, le spécialiste des paiements voit sa capitalisation boursière passer sous les 2 milliards d’euros. Une nouvelle tourmente provoquée par un ralentissement de l’activité qui précipite le départ de Gilles Grapinet, directeur général du groupe depuis plus d’une décennie.
Wordline s'enfonce à de nouveaux plus bas historiques en Bourse après un nouvel avertissement - Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Wordline s'enfonce à de nouveaux plus bas historiques en Bourse après un nouvel avertissement - Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le chantier de la transformation de Worldline ne va pas en se facilitant. A peine plus d’un mois après avoir réduit ses objectifs de l’année 2024, le spécialiste des paiements électroniques a lancé vendredi un nouvel avertissement sur ses résultats de l’année en cours entraînant une sanction boursière immédiate. Les actions Worldline chutaient de 17% en début d’après-midi, à de nouveaux plus bas historiques autour des 7 euros. Pour la première fois d’ailleurs, la capitalisation boursière de l’entreprise tombe sous les 2 milliards, et s’inscrit aussi désormais en deçà des 2,1 milliards d’euros de l'introduction en Bourse réalisée il y a un peu plus de dix ans, en s’émancipant (alors partiellement) d’Atos.

Il faut dire que cela commence à faire beaucoup d’avertissements retentissants en un petit moins d’un an. Trois exactement. Depuis le coup de semonce d’octobre 2023, qui a brutalement illustré la vulnérabilité du modèle économique de l’entreprise dans un contexte macroéconomique détérioré auquel s’est ajouté le durcissement réglementaire du secteur face à la montée de la cybercriminalité.

Désormais, Worldline prévoit une croissance organique de son chiffre d'affaires d'environ 1%, et non plus de 2% à 3% comme indiqué en août, sachant qu’en début d’année, le groupe voyait encore le seuil des 3% comme un minimum. En termes de rentabilité, l'excédent brut d'exploitation (EBE) ajusté est désormais attendu à environ 1,1 milliard d'euros et non plus entre 1,13 milliard à 1,17 milliard d'euros. Quant au flux de trésorerie disponible, il devrait s’établir autour de 200 millions d'euros au lieu des 230 millions d’euros encore prévus il y quelques semaines.

La raison de tout cela ? Un ralentissement de l’activité "au cours de l’été", ainsi qu’une "sous-performance spécifique dans ses activités de la région Pacifique et sur certains verticaux de l’activité global online", explique Worldline. Une situation face à laquelle le groupe indique avoir d’ores et déjà mis en œuvre des plans d’action, notamment sur le chiffre d’affaires et les "coûts cash".

Toujours est-il que ce nouvel avertissement sur résultats a cette fois-ci été fatal à Gilles Grapinet, le directeur général depuis l’été 2013 de l’entreprise. Réuni jeudi, le conseil d’administration du groupe a décidé son départ à compter du 30 septembre. C’est Marc-Henri Desportes, le numéro deux de la société, actuellement directeur général délégué et directeur des services aux commerçants, qui va assurer l’intérim, le temps pour le groupe de mener le recrutement de son nouveau directeur général, aidé en cela par un cabinet de recrutement international.

En espérant que cette période de flottement ne dure pas trop longtemps. Pour l'heure, Worldline s'en tient à l'exécution de son plan de transformation "Power24", lancé en février dernier, devant lui permettre de pivoter vers un modèle opérationnel plus optimisé et plus agile, qui constitue surtout en un important travail mené sur les coûts.

Mais la question de l’orientation stratégique à long terme à l’entreprise reste entière, et plus vite le futur directeur général sera associé à la réflexion qui est menée, plus grande seront les chances de sortir rapidement de cette mauvaise passe. En attendant, le Capital Markets Day du 26 novembre prochain a été reporté.

 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article