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Thierry Breton, ministre, patron puis commissaire

Politique européenne / Thierry Breton / Atos / Worldline

Politique européenne
Thierry Breton / Atos / Worldline

Thierry Breton, ministre, patron puis Commissaire européen

L’ancien ministre de l’Économie et des Finances de Jacques Chirac – le seul à avoir fait reculer la dette – devenu patron à succès d’Atos en faisant un leader européen, est un profil idoine pour devenir Commissaire européen, au nom de la France.
Thierry Breton
Thierry Breton

Quelques semaines après la mort de Jacques Chirac, c’est un chiraquien pur jus qu’Emmanuel Macron a décidé d’envoyer siéger à la Commission européenne en tant que Commissaire représentant la France, à la place de Sylvie Goulard, dont la candidature a été retoquée par les députés européens en raison de ses conflits d’intérêts et de ses démêlés judiciaires.

Il faut dire que Thierry Breton, hormis le fait de ne pas être une femme, coche toutes les cases pour représenter la France à Bruxelles et faire ainsi contrepoids à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. L’homme a été patron de Bull, de France Telecom avec à chaque fois des redressements spectaculaires. Puis il a été appelé par Jacques Chirac pour être ministre de l’Économie et de Finances après le fiasco d’Hervé Gaymard. Et l’on oublie trop souvent que pendant cette période il a fait reculer à la fois la dépense publique et la dette publique. Ce qui n’est - hélas - plus jamais arrivé depuis.

N’étant pas sarkozyste, il est retourné aux affaires après l’élection du Maire de Neuilly. Alcatel cherchait un patron, Atos aussi, et c’est finalement cette entreprise de services informatiques qui l’a le plus attiré. Il l’a rapproché de l’activité équivalente de Siemens optant pour le statut de société européenne avec un siège à Bezons et un siège à Berlin. Et Atos a tellement grossi qu’il a fini par scinder le groupe en deux avec d’un côté ses activités de services de paiements électroniques et de services transactionnels sous l’enseigne Worldline tout en gardant la direction d’Atos. Aujourd’hui les deux groupes réunis valent près de 18 milliards d’euros, soit trois fois plus que lorsque Thierry Breton en a pris la présidence.

De surcroît Thierry Breton bénéficie d’une aura qui dépasse la France. Il participe régulièrement aux différents colloques de patrons européens. Il est très connecté sur l’Allemagne, ce qui est important. Mais il a également été professeur à Harvard.

Enfin et surtout, Thierry Breton est un capitaine d’industrie. Et pour la première fois les patrons français et européens vont avoir à Bruxelles quelqu’un qui les comprend, qui compatit à leurs problèmes et qui se mettra en quatre pour les résoudre. Ce qui va changer d’une Commission faite uniquement de technocrates ou d’anciens ministres à recaser. Ne serait-ce que pour ce qu’il est  - un patron -, Thierry Breton va pouvoir faire évoluer la Commission européenne dans un sens plus favorable à ce qu’attendent les Européens.

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