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M&A, fusions-acquisitions, cession

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Worldline fait chou blanc

La confirmation du processus de vente des terminaux de paiement a laissé les investisseurs totalement froids. Ceux-ci ont en revanche tiqué sur les résultats trimestriels et le plan stratégique Vision 2024.
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Longtemps attendue depuis l’acquisition d’Ingenico l’année dernière, la confirmation par Worldline de sa volonté de céder ses terminaux de paiement n’a pas eu l’effet escompté : l’action du groupe de services de transactions et de paiements s’est effondrée hier de près de 16% (à 55 euros), jour de sa journée investisseurs et au lendemain de la publication de ses chiffres d’activité pour le troisième trimestre.

Les éléments du troisième trimestre comme les objectifs de Worldline pour la période 2022-24 ont déçu. Dans le cadre de son plan stratégique Vision 2024, le groupe prévoit une croissance annuelle organique du chiffre d’affaires comprise entre 9% et 11% lors des trois prochains exercices et une marge d’excédent brut opérationnel (EBO) proche de 30% en 2024 – soit une augmentation supérieure à 400 points de base sur l’ensemble de la période. Il veut également atteindre un taux de conversion de l’EBO en flux de trésorerie disponible d’environ 50% dans trois ans, contre 42% prévus en 2021.

Worldline a enfin l’intention de poursuivre sa politique d’acquisitions. Avec plusieurs objectifs : densifier et étendre sa couverture géographique, compléter ses technologies et sa gamme de produits, et enfin, si l’occasion se présente, acquérir des entreprises de plus grande taille.

Les analystes et les investisseurs attendaient visiblement davantage de croissance organique ainsi qu’en termes de marge, comptant sur les synergies avec les activités d’Ingenico que Worldline conserve. "Dans le meilleur des cas […] pour 2024, [...] la marge d'excédent brut opérationnel est inférieure d'environ 18% aux attentes actuelles du marché", estiment par exemple les analystes de JPMorgan.

De surcroît, les chiffres d’activité du troisième trimestre et les précisions pour l’ensemble de l’année 2021 communiqués mardi soir par Worldline ont également déçu. Le groupe a dégagé un chiffre d’affaires de 960 millions d’euros, soit une hausse de 8,3% sur un an, en excluant les revenus des terminaux de paiement (TSS) voués à être cédés. Les services aux commerçants ont été le point particulièrement faible (+9%, contre un consensus des analystes à +13%) et dans une moindre mesure les services financiers (+5% contre un consensus à +7%).

Pour l’année entière, toujours sans TSS, Worldline anticipe par rapport à 2020 une croissance d’au moins 6% de son chiffre d’affaires (au moins 3,64 milliards d’euros), une croissance de plus de 2 points de pourcentage de la marge d’EBO (soit plus de 23,1%) et, comme indiqué plus haut, un taux de conversion en free cash flow stable, à 42%. Or, les analystes s’attendaient en moyenne à une marge de 26% et à un chiffre d’affaires autour de 3,76 milliards d’euros (soit +8,5%).

Cela fait deux trimestres que Worldline déçoit les investisseurs. Cela avait déjà été le cas lors des résultats du premier semestre qui, sans être de mauvaise facture, avaient été jugés prévisibles et les prévisions annuelles trop sobres.

Concernant TSS, le groupe a annoncé que son conseil d’administration avait accepté la décision de la direction de vendre cette branche d’activité, qui a donc été déconsolidée des comptes. Celle-ci a réalisé un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros en 2020 pour une marge d’EBO de 340 millions d’euros.

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