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Worldline voit le bout du tunnel dans le dossier Ingenico
La vente des terminaux de paiement d'Ingenico (TSS) s'approche de son dénouement, pour le plus grand bonheur de Worldline, son propriétaire. Et le repreneur semble bien celui dont le nom circulait depuis l'été dernier : le fonds américain Apollo Management. Il serait prêt à débourser 2 milliards d'euros.
L'information, parue dans le Wall Street Journal qui cite des sources proches, n'est pas encore officielle et n'était jusqu'ici pas commentée par Worldline. Mais le cours du spécialiste français des paiements électroniques a été suspendu à la Bourse de Paris dans l'après-midi après avoir bondi de 8,3%. Et le conseil d'administration est très mobilisé ces derniers temps. En octobre, le groupe avait confirmé discuter avec un prétendant à la reprise de TSS, mais n'avait pas donné davantage d'indications, au grand dam des investisseurs, qui avaient lourdement sanctionné le titre - lequel a d'ailleurs perdu 38% en 2021, alors que le CAC 40 bondissait de 29% dans le même temps !
Si le prix était confirmé, il serait assez nettement inférieur au montant de 2,5 milliards d'euros qui circulait l'année dernière - même si certains analystes l'évaluaient à 1,5 milliard seulement. Si l'usage des paiements électroniques a explosé depuis la crise sanitaire et ses restrictions de déplacement, la partie "hardware" est la moins rentable des activités d'Ingenico, acquis par Worldline en 2020, et du groupe Worldline en général. Et depuis la fin de l'année dernière, les conditions de marché ne sont pas aussi scintillantes qu'il y a six ou sept mois : avec le resserrement des politiques monétaires des Banques centrales, les marchés sont plus nerveux et les entreprises plus prudentes, même si elles n'ont pas moins d'ambition.
Quoi qu’il en soit, la fin du marathon de la vente de TSS serait une excellente nouvelle pour Worldline, qui impatientait les investisseurs. Il pourra enfin tourner la page et on ne doute pas que le produit de la vente contribuera à financer son développement dans son cœur de métier (les services marchands), au désendettement (le groupe cumule 4,4 milliards d'euros de dette) et servira éventuellement à rétribuer ses actionnaires sous une forme ou sous une autre.
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