Levées de fonds / Alan / Belfius / Levée de fonds / Assurtech / Intelligence artificielle / Belgique
Levées de fonds
Alan / Belfius / Levée de fonds / Assurtech / Intelligence artificielle / Belgique
Alan passe encore à la vitesse supérieure grâce à son partenariat avec Belfius / Une nouvelle levée de fonds portant sa valorisation à 4 milliards d'euros
Alan est en route vers de nouveaux sommets. L’assureur 2.0 a annoncé vendredi avoir noué un partenariat stratégique avec Belfius, qui permettra à la société fondée en 2016 par Jean-Charles Samuelian et Charles Gorintin, au travers d’un accord de distribution, de couvrir dès aujourd’hui l’assurance santé et la prévention des clients entreprises et institutionnels du deuxième bancassureur belge. Ils représentent plusieurs millions de collaborateurs. Par ailleurs, à terme, la licorne française de l’assurance santé déploiera aussi ses services auprès des 7 000 salariés du groupe détenu par l’État fédéral belge, qui signe son entrée à son capital.
Car à cette occasion, cette dernière a fait savoir qu’elle avait réalisé une nouvelle levée de fonds de série F. Et non des moindres : 173 millions d’euros. Ce qui porte sa valorisation à 4 milliards d’euros, tandis qu’elle s’affichait à 2,7 milliards d’euros lors de son dernier tour de table en 2022. La levée de fonds a ici été menée par Belfius et témoigne aussi du renouvellement de la confiance de bon nombre d’investisseurs existants, à l’instar d’OTPP via Teachers’Venture Growth, Temasek, Coatue ou Lakestar.
Les fondateurs toujours aux manettes
D’autres entrepreneurs français et internationaux ont également participé à l’opération. La gouvernance de l’entreprise reste quant à elle inchangée et toujours contrôlée par les deux fondateurs qui sont ses premiers actionnaires. Ils détiennent, avec les salariés, plus de 40 % du capital, ainsi que la majorité des droits de vote.
Soulignant rester en stricte maîtrise de sa trésorerie et confirmant son objectif d’atteindre la rentabilité à l’échelle du groupe à l’horizon 2026, Alan l’assure : cet investissement permettra à l’entreprise d’accélérer plus encore sa croissance (450 millions d’euros de revenus annuels récurrents sont prévus en 2024, contre 350 millions en 2023), de consolider l’avance technologique qu’elle possède, notamment sur le front de l’intelligence artificielle, et de se déployer davantage à l’international. "Chez Belfius, nous croyons fermement au pouvoir des talents européens en intelligence artificielle, à leur potentiel révolutionnaire pour l’industrie bancaire et de l’assurance, et pour la société dans son ensemble", atteste le CEO de Belfius, Marc Raisière.
Un pays d’importance
Surtout, la collaboration entre Alan et Belfius représente un nouveau jalon de développement pour l’assurtech en Belgique, son deuxième marché après la France en termes d’activité. En 2023, Alan a vu son nombre de membres grimper de 69 % dans le pays. Et fort de ces nouveaux clients, Alan compte bien y passer à la vitesse supérieure, en procédant sur place à plus de 25 recrutements stratégiques au cours des prochains mois.
Une nouvelle victoire pour l’entreprise, chez qui les grands contrats s’enchaînent. Servant déjà 650 000 membres et 23 000 entreprises en Europe, le premier nouvel acteur d’assurance agréé depuis 1986 a notamment remporté une consultation auprès du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires au mois de juin, afin d’assurer la santé de plus de 140 000 agents, ayant droits et retraités. À la fin de l’été, Alan a remporté un nouvel appel d’offres, cette fois-ci du côté de Matignon. Challengeur sur le marché de l’assurance santé et prévoyance, le positionnement d’Alan en matière d’innovation, notamment grâce à l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle avancée, semble donc bien convaincre toujours plus. Pour l’heure, "ce partenariat privilégié avec Belfius, dont la transformation au cours des 10 dernières années a été très inspirante, ouvre la voie à une nouvelle ère pour Alan en Belgique", assure le CEO d’Alan, Jean-Charles Samuelian.
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