WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Fonds d'investissements / Apollo / Marc Rowan

Fonds d'investissements
Apollo / Marc Rowan

Apollo vise 1 500 milliards de dollars d'actifs sous gestion d'ici 2029 / Le fonds new-yorkais croit plus que jamais en l'essor des marchés privés

Apollo Global Management affiche des objectifs ambitieux pour les cinq prochaines années, visant un doublement de ses actifs sous gestion qui pourraient ainsi atteindre 1 500 milliards de dollars. Le fonds new-yorkais est fermement convaincu de la poursuite de l’essor des marchés privés, selon lui essentiels pour financer la transition énergétique, le développement des infrastructures digitales et les retraites.
Marc Rowan, le directeur général du fonds new-yorkais Apollo  - Photo by Vernon Yuen / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Marc Rowan, le directeur général du fonds new-yorkais Apollo - Photo by Vernon Yuen / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Apollo Global Management organisait mardi sa quatrième journée investisseurs, au cours de laquelle il a présenté ses stratégies d'investissement pour les cinq prochaines années, assorties d’objectifs ambitieux.

Le fonds new-yorkais de capital-investissement a la ferme intention de plus que doubler de taille sur la période. Ses actifs sous gestion passeraient ainsi d’un moins de 700 milliards de dollars aujourd’hui à 1 500 milliards de dollars d'ici 2029. Une trajectoire rendue possible notamment par l’essor de son activité de dette privée vers laquelle se tournent de plus en plus d’entreprises au détriment des banques, à l’image du financement de 1,3 milliard d’euros accordé l’an dernier à Air France – KLM, ou celui de 5 milliards de dollars tout récemment envisagé dans Intel.

"Partout dans le monde, on demande aux banques d'en faire moins et aux investisseurs d'en faire plus. Lorsque nous avons réalisé notre premier financement pour AB InBev il y a quelques années, beaucoup ont dit que ces 4 milliards de dollars étaient les 4 derniers milliards de dollars que nous ne ferions jamais. Nous en sommes aujourd’hui à 100 milliards de dollars et 11 milliards de dollars rien que pour Intel", a souligné Marc Rowan, le directeur général d'Apollo devant les investisseurs.

"Et ce n'est qu'un début. Nous sommes au commencement de cette tendance. Il s'agit d'une tendance séculaire, d'un moteur de notre activité", a-t-il ajouté.

Plus généralement, le gérant d’actifs alternatifs est persuadé que les marchés de capitaux, dette et actions, seront progressivement supplantés par les solutions apportées par les acteurs du non coté.

"En fin de compte, les marchés privés l'emporteront sur les marchés publics. Cela ne signifie pas qu'ils remplaceront les marchés publics, mais qu'ils se développeront plus rapidement. Les marchés privés l'emporteront sur les banques. Là encore, ils ne remplaceront pas les banques, mais connaîtront simplement une croissance plus rapide.", a poursuivi Marc Rowan.

Ce qui ne veut pas dire qu’Apollo voit les banques comme ses ennemies. Bien au contraire, comme peuvent l’illustrer les partenariats conclus au cours de ces dernières semaines avec Citi dans la dette privée et BNP Paribas dans le cadre de sa stratégie d’ "asset based finance".

Après avoir émis pour 164 milliards de dollars de nouveaux prêts au cours des douze derniers mois, dépassant de loin ses précédents objectifs, Apollo vise 275 milliards de dollars dans les cinq ans, ce qui en ferait l’un des plus acteurs de ce marché à Wall Street.

Des ambitions portées par le besoin de financement pour la transition énergétique, le développement des infrastructures digitales, et les retraites. "L’écosystème des retraites est central", a souligné Marc Rowan. Le dirigeant de remarquer que le plan épargne-retraite américain représente entre 12 et 13 000 milliards de dollars essentiellement investis dans des fonds indiciels, principalement dans le S&P, depuis 50 ans. Or, s'il reconnaît que la vision est un peu caricaturale, lier l'ensemble de l'épargne-retraite des États-Unis aux seules performances de NVidia ne lui "semble pas très intelligent. Nous allons y remédier", a assuré le directeur général d'Apollo.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article