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Air France - KLM

KLM défend ses marges / Tandis qu’Air France se prépare à un alourdissement de sa fiscalité

Face à la contraction de sa marge opérationnelle, la filiale néerlandaise du groupe Air France – KLM prévoit de mettre un œuvre des réductions de coûts devant lui permettre d’amélioration son résultat opérationnel de 450 millions d’euros à court terme. Et ce, alors que la compagnie franco-néerlandaise pourrait bientôt être confrontée en France à une taxation renforcée dans le cadre des efforts du nouveau gouvernement visant à réduire le déficit du pays.
La compagnie néerlandaise KLM veut réduire ses coûts et ses investissements - Photo by Nicolas Economou / NurPhoto / NurPhoto via AFP
La compagnie néerlandaise KLM veut réduire ses coûts et ses investissements - Photo by Nicolas Economou / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Depuis la naissance du binôme Air France – KLM il y a vingt ans, la partie néerlandaise s’est toujours montrée la plus rentable. Cette hiérarchie ne constitue pas une règle immuable pour autant. Preuve en est, alors que la marge opérationnelle d'Air France s'est améliorée à près de 6% en 2023, celle de KLM s'est contractée à 5,4%. Il est vrai que KLM subit une augmentation importante des taxes aéroportuaire de son hub Amsterdam-Schiphol, de 37% au total sur trois ans depuis 2022.

Il n’en demeure pas moins que si elle n’est pas maitrisée, cette dégradation de la rentabilité de KLM pourrait poser problème, en allant jusqu’à remettre en cause les objectifs à long terme que s’est fixés le groupe franco-néerlandais. Lors de sa journée investisseurs de décembre 2023, Air France – KLM avait indiqué viser une amélioration de son résultat opérationnel de 2 milliards d'euros au cours des cinq prochaines années, la compagnie comptant atteindre une marge opérationnelle supérieure à 8% pour la période 2026-2028.

C’est pour éviter de remettre en cause cette trajectoire que KLM a annoncé jeudi un ensemble de mesures visant à améliorer sa performance opérationnelle et financière. Parmi les principaux "axes de travail" identifiés : une augmentation de la productivité, des mesures de réduction des coûts - notamment par le biais d'une simplification de l'organisation - et le report de tous les investissements non essentiels. KLM compte explorer parallèlement de nouvelles sources de revenus tout en s’attachant à trouver le moyen de générer davantage de synergies avec sa maison mère.

Les bénéfices attendus de ces mesures sont significatifs. KLM estime qu’elles devraient se traduire à court terme par une amélioration de son résultat d'exploitation de 450 millions d'euros. Voilà qui devrait donc rassurer en partie les investisseurs alors qu’une autre menace se profile depuis peu.

Car outre le durcissement du conflit au Moyen-Orient qui l’oblige à suspendre ses vols vers Israël et le Liban, Air France – KLM pourrait subir un alourdissement de la fiscalité sur le transport aérien. Parmi les nombreuses pistes qu’il pourrait mettre en œuvre afin de combler l’important déficit du pays, le gouvernement du nouveau Premier ministre Michel Barnier souhaiterait en effet, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, récupérer un milliard d’euros de taxation supplémentaire en augmentant la taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA).

Alors qu’actuellement, la TSBA génère environ 460 millions d'euros par an, la réforme projetée pourrait quasiment tripler ce montant, sachant qu’Air France – KLM serait la compagnie la plus exposée, s’étant déjà fait prélever 140 millions d’euros en 2023. L'action Air France - KLM s'est effondrée de 12% cette semaine, portant son recul depuis le début de l'année à près de 40%.

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