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Publications, Résultats / Air France - KLM / KLM / Air France / Benjamin Smith

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Air France - KLM / KLM / Air France / Benjamin Smith

Air France - KLM, en panne de carburant

Le groupe triple quasiment ses pertes d'exploitation au premier trimestre, sur fond de querelles internes.
Benjamin Smith - Air France-KLM
Benjamin Smith - Air France-KLM

Air France - KLM annonce ce matin creuser sa perte d'exploitation à 303 millions d'euros au premier trimestre, contre 118 millions à la même période l'an dernier, pénalisé par une facture carburant augmentée de 140 millions d'euros à 1,2 milliard d'euros, des variations de change pour 43 millions d'euros et les coûts de personnel en hausse de plus de 6 %, en raison des embauches accompagnant la hausse des capacités. À taux de change constant, le chiffre d'affaires a progressé de 1 % à 5,1 milliards d'euros.

Dans un marché de plus en plus concurrentiel, la recette unitaire du groupe franco néerlandais baisse de près de 2 %. Même Transavia, la compagnie low-cost du groupe qui a fait croître ses capacités, voit sa recette unitaire diminuer de 3,5 % sur les trois premiers mois de l'année, et sa perte d'exploitation atteint 71 millions d'euros (contre 58 millions d'euros au premier trimestre l'an dernier). L'écart continue de grimper entre les performances d'Air France et celles de son partenaire néerlandais, lui qui a généré plus de 80 % du résultat d'exploitation du groupe au titre de 2018, à 1,3 milliard d'euros avec seulement un tiers des salariés. Mais aussi entre divisions, Transavia gardant la plus forte marge.

Après l’entrée surprise en février de l’État néerlandais dans le capital justifiée par huit années de déficience dans la gouvernance, les investisseurs s'inquiètent à raison du maintien de l'union entre Air France et KLM. Le refus à trois reprises par Benjamin Smith de serrer la main de Pieter Elbers, directeur général de KLM, lors d'une conférence de presse le 20 février dernier, n'a rien arrangé. Le premier prône une intégration plus poussée, quand le second préférerait une plus grande autonomie. Les récentes déclarations de l'ancien président du Conseil de surveillance de KLM, Hans Smits, en disent long sur les tensions qui règnent au sein du groupe, évoquant de la défiance et des malentendus à répétition.

Malgré ces résultats trimestriels décevants par rapport aux prévisions des analystes, Air France-KLM maintient ses objectifs annuels, avec une dette nette inférieure à 1,5 son Ebitda et une augmentation de 650 millions d'euros de sa facture pétrolière à 5,6 milliards pour 2019. Le groupe prévoit par ailleurs d'augmenter les capacités du réseau passager de 2 à 3 % par rapport à 2018, et de 9 à 11 % pour Transavia. Le directeur général du groupe prévoit un plan d’investissement de 3,2 milliards d’euros sur l'année et présentera ses orientations stratégiques aux investisseurs en novembre.

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