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Air France-KLM

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Air France-KLM / Air France / Benjamin Smith

exclusif Ça chauffe à nouveau avec les Pays-Bas sur Air France KLM

EXCLUSIF. Après avoir acheté de manière éclair 14 % du capital d’Air France-KLM, les Pays-Bas ont entamé un bras de fer avec la France sur la gestion de la compagnie. Première étape : ils demandent un siège de plus au conseil d’administration et la France s’y oppose.
Benjamin Smith - Air France-KLM
Benjamin Smith - Air France-KLM

L’assemblée générale des actionnaires d’Air France KLM risque d’être animée cette année. D’abord parce qu’à la surprise générale, l’État néerlandais, à l’issue d’un raid éclair s’est emparé de 12,68 % du capital d’Air France-KLM, à la fin de février, avant de monter à 14 % pratiquement au même niveau que l’État français (14,3 %). Cette bataille a pour origine les tensions survenues entre Ben Smith, le patron canadien du groupe et Pieter Elbers, qui dirige uniquement KLM depuis 2004.

Fort de cette participation de 14 % pratiquement équivalente à celle de l’État français, les Pays-Bas ont demandé à bénéficier d’un siège supplémentaire au conseil d’administration de la compagnie aérienne. Or l’État français s’y oppose formellement. Lors de l’assemblée du 28 mai prochain il sera juste question du renouvellement de Jaap de Hoop Scheffer, pour un nouveau mandat de quatre ans. Le problème tient à ce que cet ancien patron de l’OTAN n’y connaît absolument rien en aviation et sa parole a peu de poids dans les discussions du Conseil. C’est la raison pour laquelle les Pays-Bas voulaient imposer un administrateur supplémentaire.

Bien sûr il n’est pas le seul représentant du clan batave au board d’Air France-KLM. Le patron de Carlsberg, Cees't Hart, qui est par ailleurs président du conseil de surveillance de KLM doit faire son entrée au board le 28 mai. Il y retrouvera Alex Wynaendts, le patron d’Aegon, et Leni Broeren, Directrice Générale de Kempen Capital Management NV, qui occupe un poste d’administrateur indépendant. Quant à Mathi Bouts, trésorier de KLM, il siège au conseil d'administration au nom des salariés.

Le problème, c’est que les Hollandais estiment qu’il y a de moins en moins d'ADN venant de KLM au siège social de la société à Paris. Récemment, René de Groot, directeur opérationnel de KLM, a été démis de ses fonctions au sein du comité de direction central du regroupement de compagnies aériennes par Ben Smith. De fait, selon nos informations, un groupe de travail planche actuellement au nom des Pays-Bas et du gouvernement français sur l'avenir d'Air France KLM. La taille du conseil d'administration de 19 membres fait partie des sujets de discussion. Le souhait serait de réduire le conseil à onze, afin d'accroître son efficacité, tout en respectant les différentes sensibilités.

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