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Banques centrales; investir; once; métal

Macro-économie / Taux / or / ETF / Chine / métaux

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L’or ne perd pas de sa superbe / Un métal précieux promis à de nouveaux sommets

Jusqu’où s’arrêtera la course folle de l’or ? Pas tout de suite à en croire de nombreux observateurs, de Goldman Sachs à UBS en passant par BNP Paribas Asset Management qui anticipent tous un cours de l’or élevé en 2025. Ce champ des possibles est compris en 2 700 dollars et 3 000 dollars l’once. Une marge de manœuvre qui s’explique tant par des dynamiques déjà existantes que par des relais de croissance encore disponibles comme une demande encore timorée dans les économies avancées.
Or. Photo by YASSER AL-ZAYYAT / AFP
Or. Photo by YASSER AL-ZAYYAT / AFP

Une hausse de plus de 25 % depuis le début de l’année qui n’empêche pas l’optimisme pour le métal roi de perdurer. Notamment chez UBS, où tout en concédant que "les prix records peuvent dissuader certains investisseurs", il n’en reste pas moins qu’il y aurait "plusieurs raisons pour lesquelles le rallye a encore de la marge". Parmi ces moteurs la demande provenant des investisseurs et particulièrement des banques centrales est aujourd’hui prépondérante.

Les équipes du géant suisse rappellent que "les achats des banques centrales ont contribué à la hausse de l’or ces dernières années. Les achats officiels représentent aujourd’hui environ un quart de la demande totale d’or, soit à peu près le double de ce qu’il était avant 2022". Chez BNP Paribas Asset Management, on qualifie l’or tel un actif indispensable et on rappelle que sa faiblesse intrinsèque, qu’est l’absence de rendement, est aujourd’hui compensée par "une baisse du coût d’opportunité suite à la baisse des taux réels et du dollar".

 

Défense

 

Pour Fabien Benchetrit, Head of Target Allocation France chez BNP Paribas Asset Management, on demeure conquis par sa "qualité unique en tant que couverture contre les tensions géopolitiques". Une conviction qu’on retrouve chez UBS qui annonce continuer "à privilégier l’or dans notre stratégie globale, avec un objectif de 2 700 dollars l’once d’ici à la mi-2025". La hausse passée ne les empêchant pas d’être séduits par les propriétés de couverture du métal qui est accessible de multiples façons tant physiquement, que via des ETF ou encore des actions de l’industrie minière. Les acteurs positionnés sur l’or sont unanimes quant à sa principale vertu protégeant également des risques financiers et de récession.

 

Poursuite


L’optimisme est encore davantage de mise chez Goldman Sachs, qui vient tout récemment de relever ses "prévisions de prix de l’or de 2 700 dollars à 2 900 dollars l’once pour le début de l’année 2025, et ce pour deux raisons". La première étant la baisse du coût d’opportunité et la seconde résidant dans leurs "nouvelles prévisions [qui] montrent que les achats des banques centrales des pays émergents sur le marché de gré à gré de Londres continuent d’être le moteur fondamental de la reprise depuis 2022, et nous pensons que ces achats resteront structurellement élevés". Une idée renforcée par leur prévision maison "de la demande des banques centrales et autres institutions sur le marché OTC de Londres [qui] montre que les achats sont restés importants jusqu’en juillet, avec une moyenne de 730 tonnes annualisées depuis le début de l’année, soit environ 15 % des estimations de la production annuelle mondiale, avec une forte contribution de la Chine ".

Le potentiel serait encore conséquent dans les économies émergentes étant donné que leurs banques centrales ne détiennent qu’une portion leurs réserves en or physique, là où certaines économies avancées ont un ratio qui est beaucoup plus élevé. On assiste d’ores et déjà à un autre phénomène qui est celui du rapatriement sur le sol national de ses réserves.

 

Champ des possibles

 

D’autres phénomènes sont également susceptibles de se produire ou ne sont pas encore "pricés". A titre d’exemple chez les équipes de Goldman Sachs, on juge que "le marché de l’or n’a pas encore pleinement intégré l’augmentation des taux des ETF occidentaux garantis par de l’or physique, qui tend à être progressive". Chez BNP Paribas Asset Management, on confiait cette semaine que de nombreux investisseurs conséquents sont encore sous-investis, là où à l’inverse les ménages chinois notamment s’y précipitent tant pour fuir la décote de leur épargne immobilière que celle de la monnaie nationale.

Potentiel de croissance entrevu également du côté des ETF, Ned Naylor-Leylandon, gestionnaire d’investissement au sein de l’équipe Gold & Silver de Jupiter AM, rappelle que les "facteurs à l’origine des sorties régulières des ETF sur l’or au cours des deux dernières années peuvent être attribués à la hausse des taux d’intérêt, au boom des valeurs technologiques et de l’IA, et à la concurrence accrue dans le secteur des classes d’actifs alternatifs". Il estime également "qu’une rupture de prix plus substantielle pourrait se produire une fois que les flux d’ETF deviendront régulièrement positifs. Cet événement, lorsqu’il se produira, sera probablement rapide et offrira une opportunité rare qui n’a pas été vue depuis plus de cinquante ans".

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