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secteur minier, néo-calédonien

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Eramet surfe sur la demande

Le boom de la demande en métaux rares profite au groupe minier français, qui parvient à compenser les difficultés de sa filiale SLN. Il a réévalué son objectif d'Ebitda pour 2021.
Christel Bories, PDG d'Eramet
Christel Bories, PDG d'Eramet

Si l’inflation des métaux et des matériaux de base pèse sur les comptes de maintes entreprises industrielles, elle fait quelques heureux : les groupes miniers. Eramet notamment. Le spécialiste français du nickel a ainsi relevé son objectif financier pour l’année 2021.

A l’occasion de la publication de son chiffre d’affaires pour le troisième trimestre, Eramet prévoit désormais un Ebitda proche du milliard d’euros, alors qu’il anticipait jusqu’ici un solde intermédiaire supérieur à 850 millions d’euros.

Cette réévaluation est liée à une activité dynamique depuis la fin du confinement, qui, reprise économique oblige, a fait exploser la demande en matières premières, donc leurs prix. Si le regain des échanges a également fait flamber les prix du transport et pèse sur les coûts de l’énergie, Eramet a pu faire mieux que les absorber, d’autant plus qu’il est relativement protégé jusqu’à la fin de l’année par la nature des contrats avec ses clients.

Le chiffre d’affaires d’Eramet a ainsi bondi de 34% au troisième trimestre pour atteindre 1,14 milliard d’euros. Mis à part une baisse de 2% dans les alliages (la crise du secteur aérien affecte la filiale Aubert & Duval), l’ensemble de ses activités ont profité de la hausse de la demande : le nickel (+39%), le manganèse (+42%) et les sables minéraux (+47%).

La diversification des ressources – qu’elle soit géographique ou en minerais – a en outre permis à Eramet de compenser les difficultés persistantes de sa filiale Société Le Nickel (SLN), en Nouvelle-Calédonie, dont le territoire est perturbé par une vague d’infections au Covid-19. Alors que les prévisions d’exportation de nickel dans l’île ont été réduites de 3,5 millions à un peu plus de 3 millions de tonnes humides et que la production de ferronickel ne devrait atteindre que 40 000 tonnes cette année, l’objectif de production de nickel en Indonésie (à Weda Bay) est passé de 12 à 14 millions de tonnes ; celui de manganèse, au Gabon, a été maintenu à 7 millions de tonnes en 2021.

Eramet va continuer à profiter de l’ampleur des goulets d’étranglement, mais aussi des besoins croissants de métaux rares en raison du développement des objets connectés et des données, qui soutiendront longtemps les prix. Le groupe a également fait le choix de se positionner dans la production de lithium. Tous ces minéraux sont promis à un avenir des plus brillants étant donné le développement des véhicules électriques. Il possède un gisement important en Argentine (avec des réserves estimées à 10 millions de tonnes), dont il a gelé l’avancement au début de la crise sanitaire mais dont la production devrait démarrer "dans les tout prochains mois" selon la PDG Christel Bories, et est très actif en Alsace, qui possède d’importantes réserves. "Eramet est au cœur de la solution de la transition énergétique", s’est-elle réjouie, précisant que face à ces besoins "considérables", "on est en train de passer de l’ère du pétrole à l’ère des métaux".

Concernant Aubert & Duval, Eramet a confirmé qu’une vente était l’option privilégiée.

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