Publications, Résultats / EssilorLuxottica / chiffre d'affaires / Ray-Ban Meta
Publications, Résultats
EssilorLuxottica / chiffre d'affaires / Ray-Ban Meta
EssilorLuxottica reste bien engagé sur ses objectifs de long terme / Le succès des Ray-Ban Meta appelé à se poursuivre
Les cibles d’EssilorLuxottica restent bien installées dans son champ de vision. Le géant de l’optique a annoncé jeudi, lors de la publication de son chiffre d’affaires du troisième trimestre, maintenir le cap sur ses prévisions de long terme : avoir atteint un chiffre d’affaires compris entre 27 et 28 milliards d’euros en 2026 et un résultat opérationnel ajusté de l’ordre de 19 % à 20 % de ses revenus à cet horizon. Tout ceci incluant ainsi une croissance annuelle de l’ordre de 5 %, à taux de change constants et par rapport à 2021, entre 2022 et 2026.
Et de fait, le groupe franco-italien semble être engagé sur de bons rails pour les atteindre. Depuis le début de l’année 2024, son chiffre d’affaires a grimpé de 4,9 %, à 19,7 milliards d’euros. La progression de son activité au troisième trimestre de l’exercice, à hauteur de 4 % pour un total de 6,4 milliards d'euros, aura néanmoins été légèrement moins dynamique qu’au fil du trimestre précédent, lorsqu’elle avait atteint 5,2 %. "L’environnement macroéconomique reste un défi, en particulier dans certains pays comme les États-Unis ou la Chine", a expliqué le directeur financier d’EssilorLuxottica, Stefano Grassi, lors de la conférence de présentation de la publication.
La région Europe, Moyen-Orient et Afrique, aura par exemple été l’une des plus dynamiques sur la période. L’activité s’y est accélérée de 5,6 % par rapport au troisième trimestre de 2023, à 2,4 milliards d’euros. Du côté des solutions professionnelles, la dernière génération des verres Varilux a continué à avoir un impact visible un an après son lancement. Du côté des ventes directes aux consommateurs, tant les activités optiques que solaires ont contribué au chiffre d'affaires. Ces dernières ont d’ailleurs rebondi après le ralentissement rencontré au deuxième trimestre, en raison de conditions météorologiques défavorables.
Plusieurs vitesses
Rien à signaler également en Amérique Latine, où le taux de croissance de 10,8 % du chiffre d’affaires parle pour lui-même. Néanmoins, si la région Asie-Pacifique a aussi vu son chiffre d’affaires grimper, à hauteur de 5 % sur un an, tous les pays n’ont pas été logés à la même enseigne. "Malgré la dégradation des conditions macroéconomiques à travers le pays, la Grande Chine a clôturé le trimestre avec un chiffre d’affaires en légère hausse, la Chine continentale positive faisant plus que compenser les résultats négatifs de Hong Kong", explique le groupe.
Reste enfin l’Amérique du Nord. L'activité dans la zone avait déjà été un peu plus poussive que dans d’autres sur les six premiers mois de l’année 2024. Mais il semblerait que, bien que cela soit toujours le cas, elle commence néanmoins à reprendre quelques couleurs. Le chiffre d'affaires y est ressorti en croissance d’1,6 % à 2,8 milliards d’euros, en ligne avec les prévisions des analystes, contre 1,4 % lors du deuxième trimestre.
S’agissant des activités réalisées auprès des professionnels de l’industrie de l’optique, l’activité lunetterie a été soutenue par une croissance solide du côté des montures de prescription, mais sera restée freinée par des performances négatives du côté des lunettes de soleil. En cause, de nouveau : un contexte macroéconomique général incertain.
La tête d’affiche trimestrielle
Mais la vedette du trimestre outre-Atlantique aura, sans nul doute, été les Ray-Ban Meta, les lunettes connectées et intelligentes issues du partenariat entre le géant de la tech et le pensionnaire du CAC 40. Elles ont "continué à susciter l’enthousiasme et ont été l’un des plus puissants moteurs du trimestre", assure EssilorLuxottica dans sa publication. Dans la division de ventes aux consommateurs directs d’Amérique du Nord, le produit aura d’ailleurs aussi permis de redonner un coup de fouet aux activités de commerce électronique. Et si les chiffres précis des ventes de ces produits n’ont pas été communiqués, l’annonce récente, au mois de septembre, de l’extension et du renforcement du partenariat entre les deux entreprises laisse présager que le succès est bien au rendez-vous.
"Nous sommes heureux d’élargir la durée du partenariat. Ce sera un voyage que nous ferons ensemble parmi les wearables, qui durera plusieurs années, qui nous amènera à la prochaine décennie et qui englobera vraisemblablement d’autres marques. Si je dois juger du succès que connaît la Ray-Ban Meta dans toutes les régions où elle est commercialisée et vendue, alors oui, nous avons bon espoir et sommes convaincus que cette aventure sera couronnée de succès", a souligné Stefano Grassi.
Un produit qui n’aura néanmoins pas été le seul succès du trimestre, ont souligné le président-directeur général d’EssilorLuxottica, Francesco Milleri et le directeur général délégué du groupe, Paul du Saillant, à l’occasion de la publication. "Nous avons consolidé notre position dans la med-tech, tout en préparant l’accélération de notre activité dans un futur proche, avec nos offres pour le contrôle de la myopie, le déploiement des lunettes intelligentes, le lancement de Nuance Audio, et l’entrée de Heidelberg Engineering et Supreme dans le portefeuille du groupe", se sont félicités les dirigeants. Et de poursuivre, logiquement : "Le partenariat à long terme entre EssilorLuxottica et Meta continue d’écrire l’histoire audacieuse de la catégorie disruptive des lunettes intelligentes".
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

