Macro-économie / Taux / fmi / Prévisions / croissance mondiale
Macro-économie / Taux
fmi / Prévisions / croissance mondiale
Le FMI révise très légèrement à la baisse ses prévisions de croissance mondiale / Les Etats-Unis compensent la faiblesse européenne
Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une stabilisation de la croissance mondiale. L’institution de Washington avance que le Produit intérieur brut (PIB) planétaire augmentera de 3,2 % l’an prochain, après 3,2 % cette année, il s’agit d’une révision à la baisse de 0,1 point par rapport à ses prévisions publiées en juillet. Pour ce qui est des économies avancées, le Fonds juge que leur PIB progressera de 1,8 % tout comme cette année.
Si cette prévision n’a pas été amendée, c’est le cas des performances des pays qui composent ce bloc. En effet, le FMI estime que l’activité économique américaine croîtra de 2,2 % en 2025, soit 0,3 de plus que ce qu’il escomptait jusque-là. "Il y a des résultats plus solides en matière de consommation et d’investissement non résidentiel. La résistance de la consommation est en grande partie le résultat de fortes augmentations des salaires réels (en particulier parmi les ménages à faible revenu) et des effets de richesse", explique l’institution. Cela représente tout de même un ralentissement pour la première économie mondiale, dont le PIB devrait augmenter de 2,8 % en 2024.
À l’inverse, la croissance de la zone euro est révisée à la baisse de 0,3 point pour 2025 à 1,2 %, après 0,8 % en 2024. "L’augmentation des salaires réels devrait stimuler la consommation et l’assouplissement progressif de la politique monétaire devrait soutenir l’investissement", indique le FMI qui note en revanche que "la faiblesse persistante du secteur manufacturier pèse sur la croissance de pays comme l’Allemagne et l’Italie". Cependant, alors que "la demande intérieure italienne devrait bénéficier du plan national de relance et de résilience financé par l’Union européenne, l’Allemagne subit la pression de l’assainissement budgétaire et d’une forte baisse des prix de l’immobilier", rapporte le FMI.
Dans le détail, le PIB allemand devrait progresser de 0,8 % (-0,5 point), après 0 % en 2024, tout comme l’activité économique de la Botte, après 0,7 % en 2024. De son côté, le PIB de la France devrait croître de 1,1 %, soit une révision à la baisse de 0,2 point. Les raisons ne sont pas mentionnées dans le document publié par le FMI, mais le plan d’ajustement budgétaire que souhaite mettre en place l’exécutif hexagonal pour réduire le déficit structurel primaire (solde ajusté du cycle et des dépenses d’intérêts) de 1,6 point de PIB potentiel (effort de 50 milliards d’euros) n’y est sans doute pas étranger.
Autre point à souligner dans ce nouveau jeu de prévisions : les aléas sont de nature baissière. Autrement dit, la probabilité d’observer une croissance inférieure au scénario central est plus élevée que celle d’assister à une croissance qui surprendrait à la hausse. "Une escalade des conflits régionaux, en particulier au Moyen-Orient, pourrait faire peser de graves risques sur les marchés des matières premières. L’adoption de politiques commerciales et industrielles indésirables peut entraîner une baisse significative de la production par rapport à nos prévisions. La politique monétaire pourrait rester trop restrictive pendant trop longtemps et les conditions financières mondiales pourraient se resserrer brusquement", liste Pierre-Olivier Gourinchas, chef économiste du FMI.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

