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Macro-économie / Taux / gaz / Teréga / GRTgaz

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Le gaz devrait laisser tranquille la France cet hiver / GRTgaz et Teréga ont le moral au beau fixe

Les opérateurs de transport de gaz l’affirment, ils sont prêts à faire face à des températures en baisse. Terminaux méthaniers, importations depuis d’autres pays européens ou encore sobriété énergétique seraient autant de facteurs à même de rassurer les Français. Le remplissage des stockages est quant à lui de 95 %, à date du 21 octobre, un niveau similaire aux années passées.
LNG tanker. Photo by STEFAN SAUER / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
LNG tanker. Photo by STEFAN SAUER / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

L’Hexagone est prêt à encaisser le choc. Les opérateurs de transport de gaz en France que sont GRTgaz et Teréga ont fait part cette semaine des résultats de leurs simulations pour l’hiver à venir. Elles font état d’un "système gazier [qui] est en mesure d’alimenter les consommateurs français d’assurer la solidarité en gaz avec les pays européens voisins, quelle que soit la rigueur de l’hiver prochain". Cependant sécurité ne veut pas dire autarcie avancent les deux acteurs de poids, des prochains mois rigoureux rendront cruciaux des "approvisionnements soutenus en gaz naturel dans les ports méthaniers français" et "également au niveau des points d’interconnexion avec les autres pays européens".

 

Danger

 

Il est fait état d’un scénario à risque, celui d’une "pointe de froid tardive où des situations de déficit ponctuel pourraient apparaître", un cas où la marge de sécurité serait faible et ce tout particulièrement dans l’hypothèse où les "stockages ont été trop sollicités au début de l’hiver ". En lisant les perspectives proposées par GRTgaz et Teréga, on note que la sobriété y occupe une place prépondérante.

Que ce soit en tablant sur une reproduction de "la baisse de la consommation observée en 2023" ou encore en appuyant sur la nécessité que les acteurs de marché "préservent les stockages en début d’hiver" afin de se prémunir contre des températures des plus fraîches avant que le printemps n’arrive. La France et les pays européens peuvent néanmoins compter sur de nouveaux atouts qui ont été installés ces derniers mois.

 

Capacités

 

Les nouvelles règles du jeu énergétique induites par l’invasion de l’Ukraine et l’arrêt des relations privilégiés d’une partie de l’Europe avec le géant gazier russe commencent à produire des effets notables. Les perspectives font état d’une baisse depuis "de 70 % des importations de gaz russe toutes sources confondues (gazoduc et GNL)".

Pour y palier les Européens ont décuplé le transit gazier, rien que pour l’hiver dernier l’Hexagone a connu "un important transit vers l’est représentant un volume net de 83 TWh vers la Belgique, l’Allemagne et la Suisse". De nouvelles ressources arrivent également en Europe avec douze nouveaux points d’entrée (4 le seront ces prochaines semaines) et ce grâce aux possibilités offertes par les terminaux méthaniers flottants.

Parmi les chiffres fournis, on relève que le Vieux continent "a atteint en 2023 une capacité de regazéification de près de 7 TWh/j " et que pour 2024, " ces capacités sont attendues en hausse de 13 % par rapport à 2023". Succès tricolore également du côté du biométhane, dont la production cet hiver est estimée à 5 TWh, soit peu ou prou une tranche de centrale nucléaire.

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