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Des chiffres rassurants pour le marché français de la banque et de l’assurance / Une année pourtant marquée par le resserrement monétaire et les catastrophes naturelles
Pas de panique à bord. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) se veut rassurante dans son rapport statistique annuel consacré au marché français de la banque et de l’assurance. Ce dernier apparaît comme un complément à son rapport d’activité publié à la fin mai et dévoile une situation prudentielle pour le moins robuste.
La solvabilité du secteur bancaire français a progressé selon l’Autorité et ce de 0,4 point de pourcentage entre 2022 et 2023. Il est argué qu’il "a ainsi affiché un ratio de solvabilité CET1 de 16,2 %, relativement élevé par rapport à ses pairs européens", à la fin de l’année dernière. Son de cloche identique pour les ratios prudentiels de liquidité considérés comme bien au-dessus des exigences réglementaires.
Même confiance concernant les organismes d’assurance, dont la solvabilité est jugée comme étant "restée très confortable avec un taux de couverture du capital de solvabilité requis (CSR) à 250 % fin 2023, en progression par rapport à 2022".
Qualité
Tout n’est pas au beau fixe pour autant et notamment en ce qui concerne la qualité des actifs bancaires, celle-ci étant annoncée comme s’étant légèrement dégradée en 2023. Chez l’ACPR on veut voir du positif néanmoins et on argue que "le taux de prêts non performants au bilan des banques françaises ne progresse que de 0,1 point de pourcentage, à 2,8 %, un taux qui demeure au niveau de la moyenne européenne".
Derrière cette évolution se trouvent en partie les mauvais chiffres en provenance des crédits aux sociétés non financières (en hausse de 0,2 point de pourcentage pour un total de 3,6 %) et également un retour à la normale des défaillances d’entreprises. Les encours des prêts non performants dont les contreparties sont des ménages augmentent seulement de près d’un quart du chiffre communiqué pour les SNF. De fait le taux associé reste stable à 2,1 %, loin des 4,4 % pour les PME.
Dos rond
Quelques nuages noirs se sont amoncelés au-dessus de l’assurance et particulièrement de l'assurance non-vie. Celle-ci souffre effectivement d’une hausse de la sinistralité, conséquente pour l’assurance de catastrophe naturelle puisqu’elle "a vu ses sinistres augmenter de 37 % pour atteindre un plus haut niveau depuis 2019". Un phénomène expliqué par la répercussion d’évènements ayant eu lieu tant en 2022 qu’en 2023.
Bonne nouvelle cependant dans les chiffres du premier semestre 2024, si "les sinistres augmentent légèrement au premier semestre 2024 (+ 4,1 % par rapport au S1 2023)", il s’avère que "cette augmentation est compensée par une hausse un peu plus importante des primes (+ 5,6 %) ".
L’assurance enregistre quant à elle "une hausse de la collecte brute de 2,3 milliards d’euros, tirée par un certain regain d’intérêt pour les supports en euros", et ce malgré la concurrence forte en provenance des autres produits d’épargne et tout particulièrement les comptes à terme en particulier. De quoi lui permettre de limiter la décollecte nette l’an passé, d’un montant de 2,3 milliards d’euros, notamment en raison d’une hausse des rachats. Une année morose qui pourrait vite être oubliée, au vu d’un premier semestre 2024 considéré comme "exceptionnel" par l’ACPR avec 15,4 milliards d’euros de collecte nette.
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