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Climat : l’ONU tire la sonnette d’alarme sur la trajectoire / Contenir la hausse des températures à 1,5°C aurait du plomb dans l’aile
Alors qu’approche la COP29, l’Organisation des nations unies dresse des perspectives inquiétantes pour le climat. "Les plans d’action climatique nationaux actuels sont loin de répondre aux besoins pour empêcher le réchauffement planétaire de paralyser toutes les économies et de détruire des milliards de vies et de moyens de subsistance dans tous les pays", fait valoir l’ONU Climat.
Ces plans mèneraient à une diminution de seulement 2,6 % de baisse des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2019, au lieu des 43 % préconisé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans le cadre de l’objectif de limitation à 1,5°C en 2100 de la hausse de la température moyenne au niveau mondial par rapport à l’ère pré-industrielle.
Ce rapport est la synthèse annuelle des derniers engagements de réduction des émissions - appelés "contribution déterminée au niveau national" (NDC) - pris par les 195 signataires de l’accord de Paris de 2015, qui représentaient 95 % des émissions globales en 2019. Les plans actuels combinés des Etats entraîneraient des émissions de 51,5 gigatonnes d’équivalent CO2 en 2030, soit seulement 0,6 % de moins que dans l’analyste précédente publiée par l’ONU fin 2023.
"La dernière génération de NDC a donné le signal d’un changement irréversible. Les nouvelles NDC de l’année prochaine doivent tracer une voie claire pour y parvenir – en développant les énergies renouvelables, en renforçant l’adaptation et en accélérant la transition vers des économies à faibles émissions de carbone partout dans le monde", a déclaré Simon Stiell, le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). "De nouveaux plans d’action climatique plus audacieux sont essentiels pour stimuler l’investissement, la croissance et les opportunités économiques, la création d’emplois, la réduction de la pollution, l’amélioration de la santé et la réduction des coûts, une énergie propre plus sûre et plus abordable, et bien d’autres avantages", a-t-il ajouté.
Des travaux de l’ONU montrent un potentiel important de réduction des émissions jusqu’à 31 gigatonnes de CO₂ d’ici 2030, ce qui se traduit par environ 52 % des émissions déclarées en 2023, et de 41 gigatonnes d’ici 2035, contribuant ainsi à atteindre l’objectif de 1,5°C pour les deux années. L’augmentation de l’utilisation de l’énergie solaire photovoltaïque et éolienne pourrait contribuer à hauteur de 27 % de la réduction totale en 2030 et de 38 % d’ici 2035. En outre, la conservation des forêts pourrait fournir environ 20 % des réductions nécessaires au cours des deux années.
D’autres stratégies efficaces incluent l’amélioration de l’efficacité énergétique, l’électrification de divers secteurs et la transition des combustibles fossiles dans les bâtiments, les transports et l’industrie, selon un rapport. Cependant, ce dernier indique que la réalisation d’une fraction de ce potentiel nécessitera une coopération internationale sans précédent et une "approche globale de la part des gouvernements, axée sur la maximisation des avantages socio-économiques et environnementaux tout en minimisant les compromis".
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