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Macro-économie / Taux / Jeux Olympiques / croissance / France

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Jeux Olympiques / croissance / France

L’économie française portée par les Jeux Olympiques / Croissance record depuis trois trimestres

Entre juillet et septembre, le Produit intérieur brut (PIB) hexagonal a progressé de 0,4 %, soit un rythme de progression inédit depuis le dernier trimestre 2023. La hausse des dépenses de consommation des ménages, en partie dopée par les Jeux Olympiques, explique la quasi-intégralité de cette croissance.
Paris - Fredrik Varfjell - NTB VIA AFP
Paris - Fredrik Varfjell - NTB VIA AFP

Comme prévu, l’été fut très favorable pour l’économie française. Son Produit intérieur brut (PIB) en volume a augmenté de 0,4 % entre juillet et septembre par rapport aux trois mois précédents, d’après les données publiées par l’Insee, après 0,2 % entre avril et juin. Cela représente une croissance trimestrielle à l’ampleur inédite depuis les trois derniers mois de 2023. L’Insee l’avait parfaitement anticipé, tandis que la Banque de France misait sur une progression du PIB d’environ 0,35 %.

Fait nouveau par rapport aux trimestres précédents, ce sont les dépenses de consommation des ménages qui ont porté en quasi-intégralité la croissance.

En effet, elles ont augmenté de 0,5 % sur le trimestre, soit un rythme record depuis l’été 2023, contribuant ainsi pour 0,3 point à la hausse du PIB. Doit-on y voir là les premiers signes de leur rebond durable dans un contexte de désinflation ? D’après l’Insee, leur augmentation est liée pour environ la moitié à la consommation de services récréatifs dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris (JOP). Point noir en ce qui concerne la demande intérieure : l’investissement des entreprises non financières.

Malgré le desserrement des conditions de financement résultant du changement d’orientation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), il a enregistré un recul sans précédent depuis le deuxième trimestre 2020, date à laquelle la France connaissait son premier confinement. Par rapport au deuxième trimestre, il s’est contracté de 1,4 %, possiblement en partie du fait de l’incertitude générée par la situation politique hexagonale. Il a ainsi contribué pour -0,2 point à la croissance.

À l’inverse, le commerce extérieur a également contribué positivement à la croissance cet été, à hauteur de 0,1 point, bien que les exportations se soient contractées (les importations ont chuté plus vite). Là encore, les JOP auraient eu un rôle bénéfique. Ils ont porté les exportations de services, en particulier les services d’information-communication (+ 9,5 % après -1,1 %) en raison des droits de diffusion audiovisuelle.

A quoi s’attendre pour cet automne ? "Nous pensons que l’économie française ne connaîtra guère de croissance au quatrième trimestre, car l’impulsion donnée par les Jeux olympiques ne se reproduira pas et le resserrement budgétaire prévu entamera la confiance", affirme Andrew Kenningham, chef économiste chez Capital Economics. D’après le gouvernement, la croissance devrait atteindre 1,1 % cette année. Une stagnation du PIB au quatrième trimestre suffirait pour que ce scénario se réalise. C’est exactement ce qu’escompte l’Insee.

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