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France : les ouvertures nettes de sites industriels se modèrent / Moment compliqué pour l’automobile

Au premier semestre 2024, 36 ouvertures nettes de sites industriels ont été comptabilisées, d’après un baromètre réalisé par la Direction générale des Entreprises. C’est près de trois fois moins sur un an. En valeur absolue, c’est l’industrie verte qui affiche la meilleure performance tandis que l’automobile apparaît en difficulté.
Marc Ferracci, ministre délégué à l'Industrie - Daniel Perron / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Marc Ferracci, ministre délégué à l'Industrie - Daniel Perron / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La réindustrialisation ralentirait dans l’Hexagone. Le Baromètre industriel de l’Etat, un indicateur coordonné et élaboré par la Direction générale des Entreprises (DGE), dont l’objectif est de mesurer de manière semestrielle l’évolution de la réindustrialisation en France, rapporte que 36 ouvertures nettes de sites industriels ont été enregistrées au premier semestre 2024. Lors des six premiers mois de l’année 2023, elles s’élevaient à 105.

"Cette hausse modérée comparée aux deux dernières années s’explique par une normalisation post-covid et une conjoncture dégradée par les incertitudes géopolitiques ayant ralenti les prévisions d’investissements", explique le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Ce baromètre dont la comptabilisation est basée sur l’effectivité (dès lors que le premier produit sort de l’usine) met en lumière une situation hétérogène selon les filières et les territoires

L’industrie verte (batteries, photovoltaïque, pompes à chaleur, éolien, hydrogène) représente 47 % (+17) des ouvertures nettes nationales sur le premier semestre 2024. En deuxième position on trouve les biens de consommation (+ 8) puis la santé sur la troisième marche du podium (+ 5).

Le secteur du transport connaît, lui, la plus mauvaise performance avec un solde net négatif (-6). "Le secteur de l’automobile, confronté à des transformations structurelles et éprouvé par les crises successives, voit de nombreuses usines – en majorité d’équipementiers – fermer", relève la DGE. "Il s’agit d’une part des répercussions de la crise énergétique dans ce secteur très exposé aux variations des prix de l’énergie alors que l’importance du coût des intrants énergétiques était déjà source de difficultés pour le secteur. D’autre part la baisse des ventes de véhicules neufs ces deux dernières années induit inévitablement un ralentissement de la production", soutient le baromètre.

A Bercy, on reste toutefois optimiste. "Ce ralentissement doit être mis en perspective au regard des ouvertures à fortes valeurs ajoutées du secteur industrie verte, qui concerne les mobilités décarbonées et les batteries. Ainsi, la gigafactory d’ACC qui s’étend en 2024 ou celle de Symbio qui a ouvert ses portes en début d’année, sont autant d’exemples significatifs qui illustrent la mutation du secteur de l’automobile et des transports", est-il indiqué.

Du côté des territoires, l’Auvergne-Rhône-Alpes (+ 20) et la Nouvelle-Aquitaine (+ 13) maintiennent leur rythme de réindustrialisation, comme en 2023 suivies par l’Occitanie (+ 5). A l’Est et dans le Nord de la France, une baisse des ouvertures nettes, est enregistrée. "Elles restent des régions attractives où des sites à forte valeur ajoutée ont ouvert leurs portes. A Troyes par exemple, une ligne de production de cartes électroniques a vu le jour au premier semestre, dans le Nord, Renault lance la production d’une partie de ses nouveaux véhicules électriques avec le recrutement de 500 salariés sur le site de Cuincy tandis qu’ACC continue sa montée en charge à Billy-Berclau et étend son activité avec le recrutement de 600 salariés en 2024", fait valoir le baromètre.

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