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Alstom rassure sur sa consommation de cash / Un carnet de commandes plein et des marges en hausse

Alstom se distingue au deuxième trimestre 2024-2025 avec des résultats convaincants sur deux fronts clés : une forte dynamique de commandes, et une amélioration notable de son free cash-flow, phénomène qui pourrait toutefois ne pas se reproduire de la même façon au second semestre.
Henri Poupart-Lafarge, le directeur général d'Alstom - Photo by Annette Riedl / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Henri Poupart-Lafarge, le directeur général d'Alstom - Photo by Annette Riedl / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Il y a deux éléments auxquels les investisseurs sont particulièrement attentifs lorsqu’Alstom publie ses résultats : les commandes et le free cash-flow. Les deux sont en partie corrélés puisque les avances reçues des grands clients au gré des signatures de commandes contribuent à financer l’augmentation des stocks liée à la montée en cadence des contrats. Cette gestion a d’ailleurs pu susciter de vives inquiétudes dans un passé pas si lointain.

Or, sur ces deux points, le deuxième trimestre 2024-2025 du groupe dirigé par Henri Poupart-Lafarge vient de s’avérer rassurant (la comptabilité de l’entreprise fonctionne en exercice décalé, avec un deuxième trimestre courant du 1er juillet au 30 septembre). D’une part, la performance commerciale a été très solide, dépassant les attentes des analystes. Après des commandes de 3,65 milliards d’euros au premier trimestre, Alstom a signé des nouveaux contrats pour plus de 7 milliards d’euros au deuxième.

Le groupe a notamment enregistré trois grosses commandes pour un total de 5,1 milliards d’euros, avec en particulier 3,6 milliards d’euros pour un contrat de fourniture de trains pour le réseau régional de la ville de Cologne en Allemagne, 670 millions d’euros pour un contrat de signalisation en Australie, et un contrat de 850 millions d’euros en France pour des TGV. Avec un ratio des commandes sur chiffres d’affaires ("book-to-bill") qui a bondi à 1,67 fois au deuxième trimestre, l'industriel affichait ainsi pour près de 11 milliards d’euros de commandes au premier semestre, contre 8,45 milliards d'euros à la même période de l'exercice précédent.

"Les commandes ont dépassé de 7% le consensus au deuxième trimestre", notent les analystes de Jefferies. Au-delà de cette dynamique commerciale, ce qui retient l’attention est aussi l’amélioration de la rentabilité des contrats. La marge brute sur le carnet de commandes s’établissait à 17,8% à fin septembre 2024, soit 30 points de base de plus qu’à fin mars "et 180 points de base de progression depuis mars 2022", ajoutent les experts de la banque américaine.

D’autre part, le free cash-flow, "l’élément clé de cette publication", souligné par les analystes d’Oddo BHF, s’est considérablement amélioré. Dans le rouge de plus d’un milliard au premier semestre de l’an dernier, il a été ramené à –138 millions d’euros au premier semestre 2024-2025. Une performance qui s’avère 63% meilleure que l’estimation du consensus (-370 millions d’euros). Une bonne surprise qui s’explique par le phasage des acomptes sur les nouveaux contrats, a expliqué aux analystes Bernard Delpit, le directeur financier. La situation risque toutefois de ne pas se reproduire dans les mêmes proportions au second semestre, du fait d’un pipeline de contrats potentiellement moins fourni. L’un dans l’autre, le groupe a confirmé son objectif d'un flux de trésorerie positif de 300 à 500 millions d'euros pour l'ensemble de l'exercice.

La direction a par ailleurs évoqué les problèmes de la chaîne d'approvisionnement observés au premier semestre. Mais ces tensions "n’obèrent pas les perspectives", estime Oddo BHF. D’autant qu’elles "semblent avoir été bien atténuées, le mois d'octobre montrant une certaine amélioration", note pour sa part Deutsche Bank. Focalisé sur la montée en cadence de production de voitures de train, le groupe prévoit d'augmenter sa production pour atteindre une fourchette de 2 400 à 2 600 voitures au second semestre, “contre 2 000 au premier semestre”, a indiqué Martin Vaujour, le responsable des relations avec les investisseurs.

Le groupe a ainsi réitéré ses prévisions d’une croissance organique de son chiffre d'affaires d'environ 5% et d’une marge d'exploitation ajustée d'environ 6,5% pour l’ensemble de son exercice 2024-2025. Des bonnes nouvelles auxquelles les investisseurs étaient réceptifs jeudi matin, l’action Alstom gagnant plus de 7%, à 21 euros.

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