Politique européenne / Alstom / siemens / Margrethe Vestager
Politique européenne
Alstom / siemens / Margrethe Vestager
La forfaiture de Bruxelles contre l’Europe des entreprises
Jean-Claude Juncker avait soutenu par avance sa commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, en cas de rejet de la fusion Alstom-Siemens. Son argument était que l’Europe cherche toujours à rapprocher les entreprises. Pour preuve au cours des vingt dernières années il y a eu 6.000 fusions approuvées et seulement 30 rejetées. En disant cela, le patron de la Commission européenne, rend encore plus injustifiable la décision de Bruxelles contre ces deux entreprises qui rêvaient de construire un Airbus du rail.
La justification de Margrethe Vestager, c’est qu’il y avait un risque que cette fusion entraîne une hausse du prix des trains, et donc une augmentation du tarif des billets pour les voyageurs. Voilà une analyse bien simpliste pour un groupe qui, de toute façon se serait frotté, aux contraintes de la concurrence mondiale et n’aurait pu augmenter ses prix à sa guise. Il serait bien que les commissaires européens, notamment à la concurrence, apprennent la vie des entreprises en allant y travailler, plutôt que dans des traités obsolètes sur le droit de la concurrence.
En prenant cette décision, Margrethe Vestager a donc préféré un pseudo-droit aux intérêts industriels de l’Europe. Elle a, de fait, joué le jeu des entreprises chinoises qui commencent déjà à vendre des trains en Europe, contre celui des entreprises européennes. Il ne faudra pas s’étonner si, bientôt, la vague populiste qui commence à toucher certains pays européens déferle sur le parlement européen afin de contrôler ces commissaires qui défont l’Europe pièce par pièce. Et dire que le Medef entame une campagne intitulée "Merci l’Europe !". Voilà qui tombe bien mal pour le mouvement patronal, garant des intérêts de nos entreprises.
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