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Fusion Siemens-Alstom, la Commission est inquiète
En juillet dernier, le constructeur ferroviaire français Alstom et l’Allemand Siemens annonçaient leur fusion, les actionnaires du Français donnant leur accord enthousiaste à 95 % des voix – parmi lesquels Bouygues, premier actionnaire avec 27,94 % du capital. Le PDG d’Alstom Henri Poupart-Lafarge prévoyait alors la naissance d’ "un champion européen" destiné à lutter contre la concurrence du groupe chinois CRRC. Quelques jours avant la signature officielle du rapprochement, la Commission européenne avait annoncé qu’elle examinerait précisément le rachat.
Et hier, l’exécutif européen a de nouveau exprimé ses inquiétudes sur l’ensemble Alstom-Siemens. Selon des sources concordantes, la Commission aurait envoyé une liste de griefs, c’est-à-dire les concessions qu’elle attend des deux spécialistes pour accepter le rachat. Les deux groupes disposent désormais de dix jours pour répondre aux préoccupations de l’exécutif européen qui a lui pour sa part jusqu’au 28 janvier pour donner son avis final sur la fusion. La Commission s’est refusée à tout commentaire.
Ce matin, la secrétaire d'État française auprès du ministre de l'Économie Agnès Pannier-Runacher a affirmé son soutien au projet : "C'est un enjeu très important pour nous, parce que d'un point de vue industriel, l'objectif c'est de construire des géants européens, c'est ça qui nous permettra dans la compétition mondiale, face aux États-Unis et aux acteurs chinois, de tirer notre épingle du jeu."
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