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Publications, Résultats / Publication des résultats / Alstom / GE

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Publication des résultats / Alstom / GE

GE paie les frais de son mariage raté avec Alstom

Lors des résultats trimestriels, le nouveau CEO Larry Culp a annoncé une réduction drastique de son dividende, la division en deux de son activité énergie, mais aussi une enquête du Département de la Justice sur ses pratiques comptables. Des dégâts qui résultent de la fusion avec Alstom en 2015.
General electric - Alstom
General electric - Alstom

Après le mandat fugace de John Flannery, le nouveau CEO de General Electric depuis moins d’un mois, Larry Culp, a eu la lourde tâche de présenter des résultats trimestriels peu reluisants ce mardi. Car le conglomérat américain a dû annoncer une charge exceptionnelle de 22 milliards de dollars pour des dépréciations liées aux acquisitions passées de sa filiale énergie – celle qui a racheté la division énergie d’Alstom il y a trois ans.

Cela a fait plonger la perte nette à 22,8 milliards de dollars au troisième trimestre mais, même en enlevant cette dépréciation exceptionnelle, le profit net n’atteint que 14 cents par action, contre 20 cents attendus par le consensus. Surtout, General Electric a dévoilé que les méthodes comptables du groupe faisaient l’objet d’une enquête de la part du Département de la Justice, qui a repris et élargi un dossier en cours de la SEC sur son activité d’assurance dans GE Capital.

Les plus gros ennuis viennent de la division énergie, dont les revenus ont chuté de 33 % sur le trimestre et qui a vu son résultat opérationnel passer dans le rouge et c’est la raison pour laquelle Larry Culp a annoncé qu’elle serait séparée en deux. "Tout est sur la table pour l’énergie", a-t-il lancé, ce qui pourrait augurer de sévères plans d’économies et coupes d’effectifs. Et cela, alors même qu’il avait déjà annoncé 12.000 suppressions d’emplois en Europe fin 2017. Le patron en convient, il faudra encore des années pour remettre sur les rails une activité qui pâtit à plein de l’acquisition ratée des activités énergie d’Alstom en 2015. Une opération qui lui a déjà coûté cher puisqu’après avoir déboursé 13,5 milliards de dollars pour l’acquérir fin 2015, le groupe basé à Boston a depuis perdu plus de 160 milliards de dollars de capitalisation boursière !

Pour toutes ces raisons, la sentence attendue a été exécutée : le dividende sera ramené de 12 à 1 cent par action l’an prochain, ce qui permettra au groupe d’économiser 3,9 milliards de dollars par an. Malgré cela, le management n’est pas en mesure de donner de prévisions annuelles de cash-flow ou de rentabilité, mis à part indiquer que les objectifs précédents seront manqués de loin.

De quoi déstabiliser les investisseurs qui, comme pour le reste, ont été très changeants. Après avoir chuté de plus de 5 % en prémarché, le titre est revenu dans le vert avant de perdre à nouveau 4 % à l’heure actuelle. Une chose est sûre, après avoir fait ses preuves chez l’industriel Danaher, Larry Culp a un défi titanesque devant lui pour redresser le géant GE aux pieds d’argile, après des années d’acquisitions ratées. Il a annoncé qu’il donnerait un update sur son plan d’action en début d’année.

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