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Entreprises / Actions / Meta / Alibaba / dividendes / BYD / retour aux actionnaires

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Meta / Alibaba / dividendes / BYD / retour aux actionnaires

Les géants du numérique ont atteint leur maturité / Les (très importantes) distributions de dividendes chez Meta, Alphabet et Alibaba ne sont qu’un début

Selon la dernière édition du Janus Henderson Global Dividend Index, plus d’un sixième de la croissance sous-jacente des dividendes mondiaux provient d’entreprises telles qu’Alibaba et Meta qui versent, cette année, leurs tout premiers dividendes, montrant ainsi que ces secteurs relativement nouveaux commencent à restituer aux actionnaires une partie des très grandes quantités de liquidités qu’ils ont accumulées.
Mark Zuckerberg (Photo by Philippe LOPEZ / AFP)
Mark Zuckerberg (Photo by Philippe LOPEZ / AFP)

Les trimestres passent et les dividendes au niveau mondial continuent de couler à flots. Ceux-ci ont atteint au troisième trimestre un nouveau montant record de 431,1 milliards de dollars, soit une hausse de 3, 1 % sur un an, et ce tant sur une base globale que sous-jacente, selon la dernière édition du Janus Henderson Global Dividend Index. "Les craintes selon lesquelles la hausse des taux d’intérêt pourrait peser lourdement sur l’économie mondiale se sont jusqu’à présent avérées infondées. Les entreprises constatent qu’il est de plus en plus facile de refinancer leurs dettes, que les banques sont bien capitalisées et génèrent de bons rendements, même si les taux d’intérêt baissent, les créances douteuses restant sous contrôle. La rentabilité des entreprises dans la plupart des régions du monde semble solide, ce qui implique que la croissance des dividendes peut se poursuivre jusqu’en 2025", explique Jane Shoemake, gérante de portefeuille de clients au sein de l’équipe Global Equity Income de la société de gestion.

 

Cinq entreprises suffisent à faire baisser la moyenne

 

Une croissance néanmoins plus faible qu’aux trimestres précédents, l’augmentation sous-jacente y étant de 6,6 % au premier semestre 2024. Il faut cependant comprendre ce ralentissement de manière relative : des réductions très importantes, opérées par seulement cinq entreprises (dont Evergreen Marine à Taïwan ou Glencore au Royaume-Uni qui ont à elles deux un impact de 3,4 points de pourcentage sur le taux de croissance du troisième trimestre), ont réussi à masquer une croissance beaucoup plus forte sur l’ensemble du marché. "Sans ces réductions, la croissance mondiale aurait été plus de deux fois plus rapide, à 6,5 %, ce qui est conforme au premier semestre et au résultat attendu pour l’ensemble de l’année. Nous restons convaincus que la croissance sous-jacente de cette année sera en ligne avec les bons résultats du premier semestre ", souligne la société de gestion.

 

Alibaba aussi fort que Petrochina

 

D’autant que dans cette revue trimestrielle, la Chine (44,6 milliards de dollars de dividendes), l’Inde (16,2 milliards de dollars) et Singapour (6 milliards de dollars) font figure de moteur au niveau mondial, tous ayant versé des dividendes records au cours du trimestre. "Malgré la faiblesse de l’économie, les dividendes chinois ont bondi de 12,3 % sur une base sous-jacente, ou de 15,4 % en termes globaux. Mais les trois-quarts de l’augmentation globale sont dus au géant Alibaba, qui a distribué pour la première fois cette année des liquidités à ses actionnaires. Un nouveau versement qui a en outre été complété par un dividende spécial, et avec 6,8 milliards de dollars égale Petrochina en tant que deuxième plus gros payeur de dividendes en Chine ", constate Janus Henderson.

À noter également le constructeur de voitures électriques BYD, dont les ventes ont décollé dans le monde, qui a versé son plus gros dividende jamais enregistré au cours du troisième trimestre, "d’une valeur supérieure à tous ses versements précédents combinés ", indique la société de gestion.

 

Alphabet en a encore sous le pied

 

Aux États-Unis, le versement de dividendes pour la première année par Meta et Alphabet a donné un élan significatif à une croissance déjà forte aux États-Unis (159,8 milliards de dollars de dividendes au troisième trimestre), où 96 % des entreprises ont augmenté ou maintenu leurs versements d’une année sur l’autre. La croissance a été de 10,0 % sur une base sous- jacente, soit plus du double de la moyenne mondiale. "Plus d’un sixième de la croissance sous-jacente de cette année provient d’entreprises telles qu’Alibaba et Meta qui versent leurs tout premiers dividendes, ce qui montre que ces secteurs relativement nouveaux arrivent à maturité et commencent à restituer aux actionnaires une partie des très grandes quantités de liquidités qu’ils ont accumulées", poursuit Jane Shoemake, détaillant le cas de Google : "Alphabet, par exemple, dispose de 80,9 milliards de dollars de liquidités nettes dans son bilan, bien qu’elle ait dépensé environ 46,7 milliards de dollars en rachats d’actions et près de 5 milliards de dollars en dividendes au cours des seuls neuf premiers mois de cette année, ce qui suggère qu’il y a encore de la place pour une augmentation significative des dividendes dans le futur".

 

Les entreprises françaises toujours parmi les plus généreuses d’Europe

 

En Europe (25,2 milliards de dollars de dividendes), la croissance sous-jacente de 3,9 % a été un peu plus lente qu’au premier semestre, mais la plupart des pays voient généralement peu de dividendes versés sur cette période. L’Espagne (4,9 milliards de dollars), la France (4,8 milliards de dollars) et les Pays-Bas (4,1 milliards de dollars) représentaient au troisième trimestre la moitié du montant total versé.

Néanmoins en France, si le deuxième trimestre avait vu le pays enregistrer un nouveau record de dividendes, porté notamment par Axa et BNP Paribas, et si la croissance sous-jacente au troisième trimestre de 8,5 % est conforme à la tendance observée depuis le début de l’année, une hausse plus modeste a été constatée chez TotalEnergies, " jusqu’alors de loin le plus grand payeur français, ce qui a freiné le montant cumulé ", observe Janus Henderson.

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