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Euronext / IPO / tech / Tech Leaders / union des marchés de capitaux
Euronext va lancer un (nouvel) indice dédié à la Tech européenne / L’attractivité financière du Vieux continent doit passer par des initiatives du secteur privé
En seulement trois ans d’existence, le Campus Tech Leaders d’Euronext ne cesse de prouver son succès. Alors que l’année dernière, 180 rencontres entre des sociétés Tech et des investisseurs avaient été organisées afin de rendre les pépites européennes plus visibles auprès de la communauté financière internationale et faciliter leurs besoins en financement, ce sont 250 rendez-vous investisseurs qui ont eu lieu ce mardi pour la 3e édition de l’évènement, réunissant 300 participants de la communauté tech européenne venus de 12 pays européens.
L’occasion pour Euronext d’annoncer le lancement, au premier semestre 2025, d’un nouvel indice, Euronext Europe Tech Index. Objectif : créer une véritable identité du secteur Tech européen - qui n’existe pas aujourd’hui- en devenant leur indice de référence. Une solution qui doit aussi permettre de suivre la performance de l’écosystème Tech et d’orienter les flux vers les principaux acteurs cotés du secteur en Europe.
Un outil qui se voudra complémentaire à l’indice Euronext Tech Leaders, créé en 2022, dédié à améliorer la visibilité et l’attractivité des entreprises technologiques leaders et à croissance rapide pour les investisseurs internationaux, tout en leur offrant une gamme de services pour les accompagner tout au long de leur processus de cotation. A noter qu’Euronext Europe Tech Index couvrira l’ensemble des pays européens et 98 % de la capitalisation boursière du secteur. Si tous les critères d’entrée ne sont pas encore dévoilés, il faudra aux entreprises qu’elles réalisent au moins 50 % de leurs revenus par des activités technologiques, 200 sociétés cotées en Europe étant l’objectif visé. "L’expansion du secteur de la Tech représente un défi fondamental pour l’Europe dans les années à venir. Notre enjeu est de rester pertinent dans les mutations en cours pour être certains que les leaders de la Tech restent en Europe. Pour ces entreprises, lever des fonds est un élément essentiel de leur stratégie de croissance", a expliqué le président du directoire, Stéphane Boujnah en marge de l’évènement.
Il faut dire aussi qu’Euronext est la première place de cotation Tech en Europe, avec plus de 700 sociétés cotées (dont la dernière introduction en Bourse en date est LightOn) sur ses différents marchés (la moitié des cotations sur Euronext, ndlr) et une capitalisation boursière agrégée de 1,3 milliard d’euros. "Depuis la création d’Euronext Tech Leaders, 59 entreprises Tech ont été cotées sur Euronext et 33 nouvelles entreprises ont rejoint le segment Euronext Tech Leaders, démontrant l’attractivité de cette initiative tant pour les entreprises que pour les investisseurs", s’est félicité le patron d’Euronext.
Et une influence que le groupe souhaite mettre plus largement au profit de l’attractivité de l’Europe. "Si face aux incertitudes que laisse planer la prochaine présidence de Donald Trump aux Etats-Unis la prise de conscience d’un nécessaire sursaut européen semble être en bonne voie dans tous les Etats-membres. Néanmoins, les entreprises ne peuvent pas attendre que toutes les solutions viennent du politique pour rester compétitives. Elles doivent trouver des outils intégrés pour aller plus vite, d’autant que comme le souligne le rapport Draghi, l’urgence à agir est une priorité. S’il faut en moyenne 19 mois aux instances européennes pour aboutir effectivement à une réglementation (entre la proposition de la Commission européenne jusqu’à l’adoption d’une directive), Donald Trump sera lui investi dans deux mois", a rappelé Stéphane Boujnah.
C’est dans cette optique qu’Euronext fut entre autres à l’initiative de la création d’un prospectus unique sur les marchés, dans le cadre du Listing Act Package (ratifié le mois dernier) visant à rendre les marchés de capitaux de l’Union européenne plus attractifs pour les entreprises et permettre notamment aux PME de se coter plus facilement sur les places boursières européennes afin d’attirer et de retenir les entreprises à fort développement. "Un passeport unique qui doit aider à la reconnaissance d’un marché unique", indique le président du directoire.
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