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Veolia / Arabie saoudite / Gestion de l'eau
Le Moyen-Orient, l'autre "booster" incontournable de Veolia /
Un déplacement présidentiel en terre bien connue
Estelle Brachlianoff ne repartira pas les mains vides de son déplacement en Arabie saoudite où elle accompagne le président de la République dans le cadre de sa visite d’Etat. Outre son intervention au One Water Summit, la directrice générale de Veolia a également signé avec la Saudi Investment Recycling Company, détenue par le Fonds d’Investissement Public de l’Arabie saoudite (PIF), un protocole d’accord d’envergure en vue de gérer les déchets ménagers, industriels et dangereux à l’échelle régionale et nationale du Royaume.
Une référence bien installée
Il faut dire aussi que le numéro un mondial de la gestion de l’eau et des déchets, qui réalise désormais 80 % de son chiffre d’affaires à l’international, sait exporter ses savoir-faire. C’est aussi pour cela que la présence de Veolia dans la (grande) délégation présidentielle n’est pas un hasard.
L’entreprise est présente au Moyen-Orient depuis une cinquantaine d’années (dont 35 ans en Arabie saoudite) au cours desquelles elle a déployé (et déploie encore) de nombreuses solutions et ce, sur l’ensemble de son portefeuille technologique. Elle y emploie déjà 11 000 personnes et forme encore de nombreuses ambitions dans la région. "Toutes les composantes du savoir-faire de Veolia sont présentes en Arabie saoudite et plus largement dans la région du Golfe où nous nous sommes particulièrement développés ces dernières années. Si bien que notre chiffre d’affaires est passé de 600 millions d’euros à 1,1 milliard en 2023 (dont 280 millions d’euros en Arabie saoudite). Et nous ambitionnons de le faire progresser de 50 % d’ici la fin de la décennie, et notamment deux fois plus vite que le marché pour la seule activité de dessalement de l’eau", annonce à WanSquare Estelle Brachlianoff qui a identifié la région du Golfe comme un des "boosters" géographiques de croissance du groupe dans le cadre du plan stratégique GreenUp.
Un alignement des intérêts parfait
Des objectifs qui s’alignent parfaitement à l’ambition Vision 2030 de développement économique de l’Arabie saoudite voulu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. De fait, le leader mondial des technologies est idéalement positionné sur un sujet majeur le Royaume : l’eau. "En matière de dessalement, 15 % des usines construites au Moyen Orient l’ont été grâce à des technologies Veolia. Nous possédons des références dans toute la zone, et nous avons encore gagné au cours de 18 derniers mois de très grands contrats, pour des usines aux Emirats, comme à Hassyan, la deuxième plus grande du monde et la plus efficace énergétiquement, à Mirfa 2 ou à Hamriyah. Nous y avons déjà investi beaucoup de R & D afin de gagner en efficacité énergétique si bien que nous avons divisé par cinq la consommation d’énergie depuis les premières usines que nous avons conçues, soit -80 %, une réduction massive. Sans oublier le gain de ces innovations en termes de coûts, avec moins de 50 centimes de dollars par mètre cube ", souligne la directrice générale.
Autre atout : Veolia a construit et exploite aussi depuis 2016, en Arabie saoudite, l’usine de Sadara Marafiq, développée pour les besoins du site pétro-chimique de Jubail, afin de fournir ses besoins en eau. "Nous avons également investi sur ce site dans une grande usine de déchets dangereux dont nous sommes en train de lancer la mise en service progressive, l’objectif étant de dépolluer le site et ménager ainsi la santé des habitants et des écosystèmes", complète la directrice générale.
Mais ce n’est pas tout, le groupe a aussi remporté d’importants contrats en matière d’efficacité énergétique (notamment aux côtés de Tarshid, l’organisation saoudienne des Normes, de la Métrologie et de la Qualité dans le cadre du premier contrat de performance énergétique du pays qui permet de réaliser 30 % d’économies d’énergie et d’éviter 4 630 tonnes d’émissions de CO2 chaque année) mais aussi de gestion de l’eau dans la capitale, Riyad (9 millions d’habitants). " Nous aidons les autorités locales à optimiser la distribution d’eau et la gestion de l’eau usée grâce à des outils digitaux, de l’Intelligence artificielle, et notre savoir-faire afin d’éviter le gâchis dans les réseaux ", détaille Estelle Brachlianoff, espérant concrétiser prochainement de nouveaux projets dans le domaine de la réutilisation des eaux usées, comme l’entreprise le fait déjà en Jordanie.
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