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croissance; billets; consommation

Macro-économie / Taux / Jeux Olympiques / Paris 2024 / PIB

Macro-économie / Taux
Jeux Olympiques / Paris 2024 / PIB

Le tourisme n’aura pas été le principal impact économique des Jeux Olympiques / Droits télévisuels et billetterie le supplantent

Pas de quoi révolutionner la croissance hexagonale mais un donner sérieux coup de pouce tout de même. Les Jeux Olympiques de Paris auront vu la billetterie apporter l’équivalent de 0,15 point de croissance trimestrielle du PIB et les droits télévisuels amener un écot de l’ordre de 0,05 point.
Paris 2024. Photo by Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
Paris 2024. Photo by Kirill KUDRYAVTSEV / AFP

"Les milliards d’euros des Jeux, c’est financé par la billetterie, la contribution du CIO, et les sponsors". Emmanuel Macron, président de la République, le martelait à quelques semaines des Jeux olympiques et paralympiques de Paris (JOP) qu’il fallait y voir avant tout un investissement à long terme. Il avait alors surtout parlé des près de "2 milliards d’euros que la Nation a investi. Ils vont être rentables parce qu’ils vont être pérennisés", que ce soit par le biais de logements, bureaux ou autres infrastructures de sport.

S’aventurant sur le domaine des chiffres il avait alors jugé que " rien que ces deux milliards ont généré plus de six milliards d’activité ". La Banque de France vient quant à elle de publier une série de chiffres ayant trait à l’impact des JOP sur l’activité économique et les paiements en France., estimé à près de 0,25 point de PIB au cours du troisième trimestre. Cet impact sur la croissance est dû "plus particulièrement à la vente des billets et des droits télévisuels ". Ce qui constitue une grande partie du léger rebond du produit intérieur brut français sur ces trois mois.

 

Transitoire

 

On distingue en effet trois sources de revenus au sein de la période même des JOP, à savoir ceux générés par la billetterie, l’afflux touristique et le suivi des épreuves. Un impact réel est bien quantifié sur la croissance trimestrielle, il n’en reste pas moins qualifié comme étant "transitoire et suivi d’un contrecoup au trimestre suivant".

Il s’avère de surcroît que les JOP n’ont pas été que positifs, La Banque de France estimant que "s’agissant des transports de passagers, la fréquentation par les non-résidents a été forte, comme le traduit la hausse de 4,4 % des exportations de services de transport. Cette hausse s’est trouvée toutefois plus que contrebalancée par la moindre fréquentation des transports par les résidents ". Des effets d’éviction déjà à l’œuvre lors des précédentes olympiades, auxquels s’ajoutent des difficultés à appréhender les chiffres de certains secteurs tels que l’hébergement-restauration, où bien que la valeur ajoutée ait progressé de 0,8 % au troisième trimestre, "sans qu’il soit possible, à ce stade, de distinguer l’effet propre aux JOP ".

 

Balayés

 

Une certitude semble émerger néanmoins, les équipes de la Banque de France rappelant que les enquêtes de conjoncture préalables aux JOP voyaient les entreprises faire part "part de leurs craintes quant à un effet négatif des JOP sur leur activité. Mais celui-ci semble avoir été). Le secteur du bâtiment paraît le seul à avoir ponctuellement ralenti son activité".

Un tiercé gagnant de régions semble avoir davantage tiré son épingle du jeu semble, profitant de l’effet net positif pour l’économie nationale. Il s’agit de l’Île-de-France, le Centre-Val de Loire et la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Une dernière épreuve n’aura pas posé de problèmes aux acteurs bancaires français, il s’agit "des retraits d’espèces plus élevés que d’habitude [qui] ont pu être observés à Paris, du fait de l’afflux de touristes étrangers". Ils sont cependant restés limités et avaient été anticipés dans le temps par la Banque de France et les acteurs de la filière.

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