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Régulation / Concurrence / AMF / Brexit / Marchés

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L'AMF s'inquiète du niveau atteint par les indices boursiers

Le régulateur présentait ce matin sa traditionnelle cartographie des risques. Parmi ses principales préoccupations, le fonctionnement des marchés en cas de hard Brexit ou le manque de coordination réglementaire à l'échelle internationale. En revanche, il se dit rassuré par la profitabilité des institutions financières ou le financement des entreprises.
AMF - Autorité des marchés financiers
AMF - Autorité des marchés financiers

Fidèle à la tradition, l’AMF présentait ce matin sa cartographie des risques. L’occasion pour le régulateur français de détailler les éléments de contexte et les signaux qui l’inquiètent le plus. Et ce, dans un environnement toujours plus anxiogène et volatile qui n’a pas manqué de faire tanguer les indices en début d’année.

C’est d’ailleurs le risque de chute des marchés financiers qui arrive en tête des principales préoccupations du gendarme de la Bourse. Au simple regard de l’évolution de l’indice S&P 500 américain depuis 1965, on se rend compte en effet, qu’il a entamé un mouvement quasiment ininterrompu de hausse depuis 2009, atteignant aujourd’hui des niveaux historiquement élevés. En Europe, on constate un mouvement relativement parallèle quoi que de moindre amplitude, mais tout aussi linéaire depuis 2013, à l’issue de la crise financière. D’où l’alerte de l’AMF qui rappelle que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel et qu’une correction n’est donc pas à exclure.

Autre risque identifié, celui du fonctionnement des marchés à l’issue d’un possible hard Brexit, dont les premières conséquences pourraient se faire sentir dès l’an prochain. Même si les négociations entre les différentes parties prenantes semblent prendre un sérieux retard, les grandes banques comme les brokers et sociétés de Bourse doivent s’attendre à des bouleversements importants. Tout dépendra toutefois du sort réservé au passeport financier européen et de l’étendue de l’accord trouvé avec les représentants du Royaume-Uni, les partisans du statu quo se faisant de plus en plus entendre ces derniers mois.

De même, le manque de coordination internationale des politiques monétaires, budgétaires ou des réglementations financières fait partie des grandes inquiétudes des services de Robert Ophèle. Ce phénomène n’est, certes, pas nouveau. Il a déjà par le passé provoqué bien des grincements de dents de la part des politiques mais aussi des grands argentiers mondiaux au regard des distorsions de concurrence engendrées. On l’a vu dans le cas de la taxe sur les transactions financières, on devrait également le voir dans celui des ICO ou de la Blockchain compte tenu de l’essor qui leur est réservé et des avis divergents, pour le moment, sur la façon de les encadrer.

En revanche, bonne nouvelle, le régulateur a également trouvé plusieurs raisons de se rassurer. Et notamment concernant la profitabilité des institutions financières, grâce à la forte croissance économique et à la normalisation monétaire qui débute ; le financement des entreprises, compte tenu de l’abondance d’offre disponible à des conditions avantageuses et enfin la disponibilité d’actifs laissés en garantie d’opération de financement ou de couverture (collatéral), les difficultés rencontrées l’an passé sur ce marché ayant disparu.

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