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Les entreprises françaises rêvent toujours plus d'international

Selon le baromètre BPCE-Pramex International, les PME et ETI françaises cherchent plus que jamais les relais de croissance à l'étranger, même avec les tarifs douaniers aux US et le Brexit, mais délaissent les BRIC. Les start-up sont elles aussi très conscientes de cet enjeu, dont la présence à l’étranger a augmenté de presque 25% en un an.
BPCE
BPCE

Pour sa deuxième édition, le baromètre annuel de BPCE-Pramex International sur l’implantation des entreprises françaises à l’étranger confirme les bonnes perspectives de croissance pour les start-up tricolores. La Banque Populaire et le cabinet Pramex Interational, affilié au groupe et spécialisé dans l’accompagnement des entreprises à l’étranger, ont ainsi étudié les grandes tendances de l’internationalisation des entreprises de l'Hexagone. Au total, ce sont 644 entreprises qui ont été étudiées, dont  204 start-up, 199 PME et 241 ETI, et 859 projets de créations, dont 641 créations de filiales et 218 nouvelles acquisitions. 

Certes, l’attractivité est fortement liée au niveau de PNB; le marché américain, malgré le protectionnisme de Donald Trump, est perçu par les entreprises françaises comme une véritable oasis. A eux seuls, les Etats-Unis captent 16% des projets d’investissements, contre seulement 8,26% des projets en Espagne et 7% au Royaume-Uni, qui sont pourtant de proches voisins de la France.

En outre, le contexte géopolitique international semble moins faire partie des préoccupations des entreprises françaises. La crise catalane apparaît alors comme un lointain souvenir, n’altérant pas le désir d’implanter son activité en terres ibères. Il en va de même pour le Brexit, qui selon les spécialistes de BPCE, n’efface pas les spécificités du modèle britannique, qui bénéficie d’un marché du travail flexible, de règles d’imposition plus avantageuses et surtout d’une maturité de son marché intérieur. Les investissement dans le reste du monde sont plus timides, avec seulement 13% des projets d’implantations dans les BRIC. Un résultat qui contraste avec les 32,6% en direction de l’Europe.

Du côté des stratégies d’internationalisation, la notion de distance ne semble pas contraindre les entreprises, qui jettent leur dévolu sur des régions de plus en plus éloignées. Presque un tiers seulement des projets d’implantation concerne les pays limitrophes. Quant aux primo-investisseurs qui se lancent pour la première fois dans ce processus d’internationalisation, ils représentent près de 32% des projets de création dans leur ensemble. Ces derniers, tout comme les sociétés plus expérimentées, se dirigent plutôt vers le marché de l’oncle Sam, respectivement à 26% et 12%. Les ETI sont elles passées maître dans le processus de croissance externe, et représentent 75% des projets de fusions-acquisitions.

Le taux de croissance annuel du nombre de start-up à l’étranger atteint 25%. A titre d’information, plus de 2,3 milliards d’euros ont été levés par les start-up françaises en 2017. Selon Guillaume Page, Directeur Marketing et Communication de Pramex, la recette miracle pour réussir son implantation est d’avoir un produit/service clairement défini, de répondre à un besoin particulier, de bénéficier du soutien d’un responsable commercial en interne, de conserver une certaine humilité et savoir repartir de zéro, de lever des montants suffisants et de constituer une équipe soudée et efficace.

Le lien vers l'étude BPCE-Pramex : http://www.pramex.com/etude/etude-start-up-pme-eti-a-la-conquete-du-monde/

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