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PME/ETI : la crise serait-elle déjà derrière eux ?

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PME/ETI : la crise serait-elle déjà derrière eux ?

Une étude de Bpifrance Le Lab relate que 74 % des dirigeants de PME/ETI voient les crises comme une source d’opportunité. 83 % avancent que cette crise va permettre d’accélérer les innovations.
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"La journée du 16 mars fut un arrêt cardiaque d’une brutalité extraordinaire". C’est par ces mots que Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, a qualifié le début de crise pour les 1 734 entreprises employant de 10 à 5 000 salariés qui ont répondu à l’étude "résister et se relever : les dirigeants de PME-ETI à l’épreuve de la crise", menée par le laboratoire d’idées de la banque publique. Et ce qui ressort, c’est avant tout la résistance de ces dirigeants : 69 % se déclarent combatifs, alors que seulement 7 % abattus. Mieux, moins de 1 % parle de dépôts de bilan.

Cet esprit se voit aussi dans les intentions puisque, début novembre, 41 % maintiennent leurs investissements et 30 % les reportent. Par ailleurs, 48 % des dirigeants déclarent maintenir leurs recrutements alors que 30 % les reportent. Ils sont tout de même 22 % à les annuler, soit une hausse de 7 points par rapport au mois d’août. Cela traduit plus globalement la différence entre le premier et le deuxième confinement : sur une échelle de 1 à 10, les dirigeants ont connu une dégradation de leur état de forme psychologique de -1,5 point en moyenne, entre le ralentissement forcé de leurs activités en mars et la reprise de juillet 2020. Mais, depuis juillet et le reconfinement de novembre, qui a été l'occasion une actualisation de l'enquête auprès de la moitié des groupes interrogés en juillet, "l’état de forme des dirigeants ne s’est pas détérioré davantage, malgré l’allongement de la crise et le second confinement".

Surtout, la crise pourrait même avoir été complètement intégrée par ces dirigeants comme une étape presque normale du processus d’une entreprise. Comme l’indique Elise Tissier, directrice de Bpifrance Le Lab, " les crises sont une source d’opportunités qui sous-tendent le capital de l’entrepreneur. C’est le plaisir du risque et de sortir des difficultés. Cela démontre que la capacité à saisir des opportunités n’a pas disparue". Ainsi, 74 % des dirigeants disent que les crises sont une source d’opportunité et 83 % avancent que la crise de la Covid-19 va accélérer le développement d’innovations imaginées ces derniers mois.

Plus qu’une description par les lettres, c’est une description par les économistes qu’il faudrait alors utiliser pour qualifier la reprise, qui devrait s’annoncer schumpétérienne.

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