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Politique monétaire / Fed / Bank of Japan / BoE / Jerome Powell

Politique monétaire
Fed / Bank of Japan / BoE / Jerome Powell

Semaine de politique monétaire chargée

La Fed, la BoE ou encore la Banque du Japon tiennent leur réunion de politique monétaire cette semaine, la dernière avant la trêve estivale. L'occasion pour les banquiers centraux de donner les grandes orientations de leur stratégie monétaire pour les prochains mois.
Jerome Powell
Jerome Powell

L'été ne signifie pas forcément calme plat sur les marchés, du moins du point de vue de la politique monétaire. Il y a deux ans, en plein mois d'août et quelques semaines après le référendum sur le Brexit, la Banque d'Angleterre avait ainsi annoncé une baisse de ses taux directeurs de 25 points de base ainsi qu'un vaste programme de soutien aux banques du pays afin d'atténuer les conséquences du vote. Jeudi prochain, Mark Carney devrait de nouveau intervenir, mais dans le sens inverse cette fois-ci, et remonter les taux directeurs de 0,5% à 0,75% (après les avoir relevés une première fois en novembre 2017).

Le gouverneur devrait justifier sa décision par l'accélération de la croissance britannique au mois de mai, où le PIB a progressé de 0,3% après 0,2% en avril, ce qui, selon le bureau national des statistiques devrait permettre à la Grande-Bretagne d'atteindre 0,4% sur le second trimestre. Le nombre de membres du comité qui se sera prononcé en faveur d'une hausse des taux sera déterminant pour connaître la stratégie future de la BoE, même si le consensus estime que ce resserrement sera le dernier de l'année, alors que la date du Brexit se rapproche et qu'aucune certitude concernant l'accord final avec l'UE n'est encore acquise. 

La BoE ne sera pas la seule banque centrale à se réunir cette semaine. La Banque du Japon entamera le bal demain, et devrait maintenir son taux directeur de court terme à -0,1%, soit une position assez différente des autres grandes banques centrales, que le gouverneur Kuroda devrait une fois de plus justifier par la faiblesse des prix, encore situés entre 0,5% et 1% seulement. Beaucoup redoutent que la BoJ soit à court de munition en cas de retournement de cycle, puisque c'est la seule des principales institutions monétaires à ne pas avoir entamé son resserrement. Mais Kuroda a pour le moment préféré jouer la prudence, après un assez mauvais premier trimestre (-0,6% en annualisé) et alors que la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis pourraient affecter le pays dont l'économie est très dépendante de son voisin chinois. 

Mercredi, ce sera au tour de la Fed de tenir sa conférence de politique monétaire : les analystes ne tablent pas sur une hausse des taux lors de cette réunion, et prévoient plutôt un resserrement en septembre et décembre prochains. Mais la publication vendredi dernier d'un PIB pour le second trimestre au plus haut depuis quatre ans, à 4,1% pourrait inciter Jerome Powell à modifier quelque peu son forward guidance et insister sur la très grande forme économique du pays, afin de préparer les marchés à une éventuelle accélération du resserrement monétaire. La Banque centrale indienne se réunit le même jour et devrait de son côté remonter les taux de 25 points de base, selon le consensus, à 6,50%, afin de tenter de contenir la très forte hausse des prix, et de lutter contre la dépréciation de la roupie : l'inflation a atteint 5,4% au mois de juin. 

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