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Macro-économie / Taux / Brexit / Theresa May

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Brexit / Theresa May

Les leaders de la City parient sur le départ de Theresa May

Et ce avant même le Brexit, selon onze cadres financiers interrogés par le site britannique Financial News.
La City
La City

Theresa May va-t-elle parvenir à rester en place jusqu'à la sortie de son pays de l'UE en mars prochain, et se maintenir en poste lors des mois de transition, si période de transition il y a ? La réponse est négative pour les plus hauts financiers de la City, interrogés par le média britannique Financial news. La majorité d'un panel composé de 11 hauts dirigeants financiers a ainsi déclaré qu'ils s'attendaient à ce que la Première ministre quitte son poste, trop affaiblie par les divisions internes au sein de son parti et par la défiance des députés britanniques Tories à son égard.

Cinq des hauts responsables ont ainsi estimé qu'un autre candidat conservateur la remplacerait dans les huit prochains mois, quand un autre banquier a de son côté déclaré que les travaillistes s'empareraient du pouvoir. Ce qui signifierait, si tel était le cas, que Jeremy Corbyn serait le nouveau Premier ministre. Un scénario redouté par la City, qui craint que le leader aux vues très à gauche, ne panique les investisseurs et le marché du pays. Selon George Freeman, MP conservateur pour le Mid Norfolk interrogé par WanSquare lors d'une conférence fin juin à Londres, le scénario politique de moyen terme le plus probable serait une scission au sein du parti conservateur, avec l'émergence d'une formation centriste libérale inspirée des idées de l'ex-Premier ministre Tony Blair. Un scénario qui ne pourra cependant émerger avant le 30 mars 2019 et la sortie prévue de la Grande-Bretagne de l'UE. 

Tous les leaders financiers interrogés n'ont pas souhaité que leur identité soit dévoilée au moment de l'enquête Financial News, mais une partie a accepté de parler "à visage découvert" : c'est le cas de Martin Wheatley, l'ancien directeur général de la Financial Conduct Authority, qui n'a pas hésité à déclarer que l'approche de May à l'égard du Brexit était "un compromis irréalisable" qui laisserait "tout le monde dans une situation encore pire qu'avant". Andreas Utermann, CEO d'Allianz Global Investors, Michael Cole-Fontayn, président de l'Afme (l'association des marchés financiers européenne) et ancien président de la branche européenne de BNY Mellon, et Saker Nusseibeh, CEO d'Hermes Investment Management, faisaient également partie du panel interrogé. 

Selon Daniel Hodson, président du groupe de pression The City for Britain, qui a également participé à l'enquête, l'avenir de la Première ministre "pourrait bien dépendre de sa capacité à faire de l'OMC une option "crédible et acceptable", c'est-à-dire selon lui un compromis basé sur des règles améliorées de l'Organisation mondiale du commerce.

Autre enseignement intéressant de cette petite enquête : le fait qu'un tiers des panélistes pense également que le Royaume-Uni pourrait ne jamais quitter le bloc européen. Un des financiers interrogés a répondu s'attendre à ce que le gouvernement soit contraint d'organiser un second scrutin sur le sujet du Brexit, dont les résultats pourraient stopper le processus de sortie. Deux autres banquiers ont déclaré que le divorce du Royaume-Uni avec l'UE serait "stoppé par d'autres moyens", y compris par la tenue de nouvelles élections, où les conservateurs perdraient leur majorité. Une opinion qui concorde avec le sondage national dévoilé par The Times vendredi dernier, et selon lequel pour la première fois depuis le 23 juin 2016, une majorité de Britannique est désormais favorable à l'organisation d'un deuxième référendum sur les conditions du Brexit, une fois que l'accord de séparation aura été trouvé. 

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