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Politique européenne / Theresa May / Brexit / UE

Politique européenne
Theresa May / Brexit / UE

L'UE pourrait rejeter le white paper sur le Brexit de Theresa May

Selon une information parue dans le Telegraph, des officiels européens auraient déjà indiqué qu'ils rejetteront la proposition que Theresa May s'apprête à dévoiler ce vendredi à l'ensemble de son gouvernement dans sa résidence de villégiature de Chequers.
Theresa May
Theresa May

Theresa May a convié l'ensemble de son gouvernement ce vendredi dans sa résidence de Chequers, traditionnelle villégiature des Premiers ministres britanniques depuis le début du XXème siècle. Et, selon la presse anglaise, le choix de réunir ses ministres en cet endroit précis, quelques jours après le sommet européen du 29 juin qui n'a donné lieu à aucune amélioration significative dans les discussions sur le Brexit, est une façon de leur mettre la pression, afin de trouver d'urgence une solution pour sortir de l'UE. "Le message codé derrière cette invitation est le suivant : si vous souhaitez démissionner faites le maintenant, cela fera moins de bruit ici dans le Buckinghamshir, qu'à Londres au 10 Downing Street", affirme le Telegraph dans un article publié ce matin. 

Mais, selon une autre information du Telegraph, l'UE devrait rejeter la troisième voie que la Première ministre s'apprête à présenter. L'idée de Theresa May serait que son pays reste le plus aligné possible sur l'union douanière européenne dans le domaine des échanges de biens mais de se garder des marges de manoeuvre du point de vue de la régulation des services financiers. Or, des officiels de Bruxelles cités par le quotidien britannique affirme que cette proposition ne pourra être acceptée par l'UE car elle privilégierait les entreprises britanniques, au détriment de leurs homologues européennes. Les petits Etats de l'UE qui réalisent une grande partie de leurs échanges avec la Grande-Bretagne sont particulièrement opposés à une telle proposition, selon les officiels, même Theresa May n'a pas encore officiellement dévoilé son plan de bataille. Michel Barnier n'a par ailleurs cessé de répéter depuis le début des négociations que la Grande-Bretagne ne pourrait faire ses emplettes parmi les règles européennes et ne conserver que celles qui lui seraient favorables. 

Une chose est sûre, si la journée à Chequers n'aboutit pas à une position admissible aux yeux de l'UE et non ambigüe de la part de la Grande-Bretagne, l'option d'un hard Brexit sera de plus en plus certaine. Les parlements nationaux sont en effet censés se prononcer sur le deal à partir de l'automne prochain, pour que tout soit fin prêt en mars 2019, le jour du Brexit. "Il est très clair qu'il devient urgent d'avoir une proposition qui soit envisageable pour l'UE", déclarait ainsi vendredi dernier Alexandre Holroyd, représentant des Français de l'étranger pour la 3ème circonscription. 

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