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L’euro peine toujours plus face à un dollar prisé
Depuis la fin du mois de juillet, l’euro recule face au dollar bien qu’une très légère remontée ait été observée ce matin. Aux alentours de 11 heures aujourd’hui, l’euro s’échangeait à 1,16 dollar contre 1,25 dollar il y a encore six mois. Une tendance qui devrait se poursuivre dans les prochaines semaines.
Le recul de la monnaie européenne face au dollar a été d’autant plus forte jeudi dernier après la décision de la FED qui, sans surprise, a laissé inchangés ses taux après les avoir relevés deux fois depuis le début de l’année. Et d’après l’opinion, les taux de la Réserve fédérale devraient être de nouveau augmentés lors de la prochaine réunion le 26 septembre, l’idée étant de ne pas contrarier la forte croissance américaine - qui s’élevait à 4,1% au deuxième trimestre – et de tempérer la prochaine inflation induite par le renchérissement des produits importés et la guerre commerciale sino-américaine. Une hausse des taux qui rendra le dollar d’autant plus rémunérateur.
Outre la solide croissance américaine, le dernier rapport américain sur l’emploi fait état d’une baisse du chômage à 3,9% en juillet bien que les créations d’emploi aient été moins importantes que les estimations. La hausse des salaires a été de 0,3% sur cette même période. L’indice du coût de la main-d’œuvre, considéré comme l’une des meilleures estimations de la capacité productive inexploitée du pays, a affiché sa hausse la plus importante depuis une décennie. Le président de la FED Jerome Powell a résumé : « Les gains d’emplois ont été solides, en moyenne, ces derniers mois et le taux de chômage est resté bas ; les dépenses de consommation et l’investissement des entreprises en actifs immobilisés ont sensiblement augmenté ».
Concernant la hausse du prix des produits importés, Donald Trump s’en félicite sur Twitter : "Les droits de douane vont rendre notre pays encore plus riche qu'il ne l'est aujourd'hui. Seuls les imbéciles ne seraient pas d'accord". De son côté, pour enrayer la chute de sa monnaie, la Chine a annoncé qu’elle adopterait de nouveaux droits de douane sur l’importation de certains bien américains à hauteur de 60 milliards de dollars. La faiblesse actuelle du Yuan et l’exacerbation des tensions commerciales motivent les investisseurs à l’achat du dollar.
De son côté, l’euro est toujours sous pression. La perspective d’un Brexit sans accord préoccupe fortement les marchés et la publication de données économiques défavorables de la zone ne devrait pas rassurer l’opinion. En France, le déficit commercial se creuse pour le cinquième mois d’affilée alors que l’Allemagne, en juin, affiche un repli de la production industrielle, de 0,9% et un excédent commercial qui recule à 19,3 milliards d’euros.
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