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Euro fort Brexit relations franco-allemandes Balkans

Politique européenne / euro / Brexit / Emmanuel Macron

Politique européenne
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L'économie allemande ralentit, "la faute aux autres" ?

Outre-Rhin, les médias font porter le chapeau de performances économiques à la baisse au Brexit et à l'euro fort...
euros - dollars - parité
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"130 milliards d'euros en moins : l'euro fort représente un frein pour les entreprises du Dax", prévient le Handelsblatt. Selon les calculs du quotidien, les structures cotées en bourse n'ont pas obtenu de gains record en raison de l'euro fort en 2018. "Mais 2019 promet des améliorations", estime-t-il. Parmi les entreprises concernées, le Handelsblatt cite Henkel, BASF ou encore Fresenius. Elles auraient vus leurs résultats diminuer "d'un bon 3 %", soit 130 milliards d'euros au total. "Sans l'effet de la vigueur de la monnaie, ces entreprises auraient encore une fois augmenté les records de l'année précédente de quelques millions", poursuit le journal. Bonne nouvelle cependant pour 2019 : selon le Handelsblatt, "les entreprises n'ont pas de raison de se faire de soucis", alors qu'elles devraient publier dans les semaines à venir le bilan du 1er trimestre. "Car en comparaison avec le 1er trimestre 2018, l'euro coûte près de 10 % de moins".

Dans un autre article, le Handelsblatt précise cependant que le "Brexit freine la croissance de la bourse allemande". "En raison des incertitudes autour du Brexit, de nombreux investisseurs se retirent du commerce. Cela pèse sur le chiffre d'affaires des plus grands groupes". Ainsi, le chiffre d'affaires net au 1er trimestre 2019 n'aurait augmenté que de 4 % - à 721 millions d'euros – contre 13 % sur l'ensemble de l'année 2018, selon la bourse allemande.

Autre sujet d'intérêt pour la presse allemande : les relations franco-allemandes. "En garde [en français dans le texte], Allemagne", titre ainsi le Spiegel. "Pour le président français Emmanuel Macron, la deuxième partie de son mandat débute avec un nouveau positionnement à l'égard de l'Allemagne. Son voisin n'est plus pour lui un modèle de réformes, mais un modèle de destruction économique". Le chef d'Etat français était à Berlin ce lundi, dans le cadre d'un sommet consacré aux Balkans. Avec un positionnement très différent vis à vis de son voisin : "l'acte I était complètement tourné vers l'Allemagne, l'acte II représente une déception envers l'Allemagne et regarde dans d'autres directions", explique Sébastien Maillard, directeur de l'Institut Jacques Delors, interrogé par l'hebdomadaire. Globalement, les médias allemands sont marqués par les propos tenus par Emmanuel Macron jeudi dernier, affirmant que "l'Allemagne est sans nul doute à la fin de son modèle de croissance, qui a beaucoup profité des inégalités de la zone euro". L'occasion, selon le Spiegel, de changer le positionnement de la France : d' "élève de la réforme de l'Allemagne", Macron veut devenir le "catalyseur d'une nouvelle politique européenne" qui dépendrait moins du "simple credo des marchés libres". La Frankfurter Allgemeine Zeitung estime aussi que "ce n'est plus comme avant"... et "que cela ne doit réjouir personne".

Le Handelsblatt se veut cependant plus modéré et estime que malgré les critiques, les relations franco-allemandes sont "loin d'un temps de crise". Et le sommet sur les Balkans de ce lundi aurait montré, d'après le quotidien, une ligne commune pour les deux dirigeants européens, qui agissent avec des "comportements professionnels". Et chaque pays doit être prêt à entendre les critiques et les enseignements du voisin, poursuit le journal.

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