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Régulation / Concurrence / Emmanuel Macron / Angela Merkel / Fonds de résilience

Régulation / Concurrence
Emmanuel Macron / Angela Merkel / Fonds de résilience

Berlin peu enthousiaste sur le fonds de résilience européen

Dans une interview donnée au Financial Times, un secrétaire d’Etat allemand s’est montré très peu enthousiaste à l’idée de créer un budget ad hoc en zone euro dédié à la résilience. De quoi refroidir le Président Emmanuel Macron qui milite depuis son élection pour une capacité financière spécifique à la zone.
LE CHEF DE L'ETAT RECOIT LA CHANCELIERE ALLEMANDE, AU PALAIS DE L'ELYSEE
LE CHEF DE L'ETAT RECOIT LA CHANCELIERE ALLEMANDE, AU PALAIS DE L'ELYSEE

Le secrétaire d’Etat allemand Jörg Kukies, chargé de l’Europe et des marchés financiers, s’est exprimé ce matin dans les pages du Financial Times à propos du projet d'un fonds de résolution du Président français, censé venir en aide aux établissements bancaires en cas de défaillance. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas l’air exalté par l’idée : « Pourquoi affaiblir l'UE avec une structure parallèle (au budget existant pour toute l'UE, NDLR) ? »

Le 19 juin dernier à l’occasion d’une conférence de presse commune, Emmanuel Macron et Angela Merkel s’étaient accordés sur l’établissement d’ « un budget de la zone euro, dans le cadre de l’Union européenne, afin de promouvoir la compétitivité, la convergence et la stabilisation dans la zone euro, à partir de 2021 » ainsi que l’introduction d’un backstop, c’est-à-dire un filet de sécurité en cas de crise dont la création « devrait être anticipée avant 2024 » pour remplacer l’instrument de recapitalisation directe. Jörg Kukies avait alors travaillé aux côtés du ministre de l’Economie Bruno Le Maire pour construire cette feuille de route commune intitulée « Le compromis de Mesemerg », du nom du château où les deux dirigeants s’étaient retrouvés. La France et l’Allemagne s’étaient d’ailleurs accordées sur la provenance des fonds pour un budget de la zone : « les ressources proviendraient à la fois des contributions nationales, de l’affectation de recettes fiscales et de ressources européennes ».

Mais avec ces nouvelles déclarations, Berlin se montre plutôt rétif, « la question la plus urgente » étant de « déterminer comment le budget puisse contribuer à la stabilité » plutôt que celle de « dégager un budget distinct ». Les ministres des finances de l'UE débattront de l'approche à adopter pour l'idée de budget de la zone euro lors d'une réunion à Vienne la semaine prochaine.

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