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Sur les marchés / mifidII / dark pool / AMF

Sur les marchés
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L’échec de MiFID II sur les dark pools

Quelques mois après l’introduction de la directive MiFID II, les régulateurs qui en sont à l’origine font profil bas. Car force est de constater que les banques, les gérants et les traders des marchés boursiers poursuivent leurs activités sur des systèmes opaques.
portefeuille - gestion - épargne
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Près de neuf mois après son entrée en vigueur, les régulateurs en charge de la nouvelle directive sur les marchés des instruments financiers (MiFID II) ne sont pas parvenus à rendre l’activité du marché plus transparente. Parmi les réglementations introduites en janvier cette année, celle d’accroître les échanges publics réglementés, là où les prix et les participants peuvent être vus par tous, au contraire des systèmes opaques. En juillet, le président de l’Autorité des Marchés Financiers admettait les lacunes de la nouvelle règle, "notre vigilance doit maintenant porter sur l'atteinte réelle de certains objectifs poursuivis [par MiFID II, NDLR], comme la transparence accrue sur les marchés, alors que de nouveaux modes de négociation se font jour. Nous devons analyser ces évolutions".

D’après les données recueillies par le trader Rosenblatt Securities, en juin 2018 ces échanges - davantage sécurisés pour les investisseurs -, représentaient 50,85% du marché boursier européen contre 50,28% en 2017. Autrement dit, le transfert des transactions qui avaient lieu sur des dark pools vers des marchés réglementées, à des fins de transparence, ne s’est pas produit, alors que l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) avait limité les transactions sur certaines actions et certaines plates-formes.

Et pire encore : le volume d’échange sur les dark pools aurait augmenté. D’après le Financial Times, le 11 septembre dernier, "les suspensions sur 624 actions ont été levées. Cela a déclenché une hausse immédiate des volumes sur les dark pools". Mark Ferber, l’un des législateurs européens à avoir contribuer à l’élaboration de MiFID II, a alors déclaré que "l’industrie est devenue très créative pour éviter les nouvelles obligations de MiFID II".

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