Fintech / bitcoin / coinbase / tech
Fintech
bitcoin / coinbase / tech
Le bitcoin recrute chez les banquiers traditionnels
Fondée en 2012, Coinbase permet aux vendeurs et consommateurs d’effectuer des transactions "avec de nouvelles devises numériques telles que le bitcoin, l’ethereum et le litecoin" peut-on lire sur le site Internet de la société. Basée en Californie, Coinbase a eu une ascension fulgurante ces six dernières années, affichant aujourd’hui une capitalisation boursière totale de plus de 100 milliards de dollars.
La plateforme californienne d’échanges de cryptomonnaies, soutenue par la bourse de New York, vient de recruter le directeur général d’Instinet, un courtier en actions américain détenu par la banque d’investissement japonaise Nomura depuis 2007. Instinet a été l’un des pionniers du commerce électronique, connu pour ses algorithmes et son expertise sur le big data.
C’est au bureau de San Francisco en Californie que Jonathan Kellner rejoint l’entreprise de cryptographie en tant que directeur général du groupe de couverture institutionnelle. Un transfert qui, comme l’analyse Financial News, "montre comment les entreprises de cryptographie se tournent vers des opérateurs expérimentés de Wall Street à mesure que l’industrie naissante mûrit".
Et selon Reuters, Coinbase a recruté le 31 juillet dernier Jeff Horowitz en tant que responsable de la conformité, afin de l’aider à y voir plus clair quant aux réglementations des sociétés de monnaie virtuelle. Jeff Horowitz est un ancien responsable de la conformité chez Pershing, une filiale de Bank of New York Mellon Corp. Et selon le Financial News, Coinbase a aussi embauché "le nouveau juriste en chef Brian Brooks de Fannie Mae en septembre et le nouveau vice-président de l’ingénierie Tim Wagner d’Amazon Web Services le mois précédent".
La nouvelle nomination de Johnatan Keelner arrive quelques semaines après que le Bureau des procureurs généraux de New-York a publié un rapport, constatant que "de nombreuses plateformes sont vulnérables aux pratiques commerciales abusives, aux conflits d’intérêts et aux autres risques des consommateurs". Dans ce rapport, les auteurs ont constaté qu’il "existait une variation importante du volume d’activité de négociation imputable à ces opérateurs de plateforme […] Coinbase a révélé que près de 20% des volumes exécutés sur sa plateforme était imputable à ses propres transactions". Ces accusations ont été entièrement démenties par Mike Lempres, responsable de Coinbase.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

